Ce chiffre vertigineux, qui fait suite à la dégringolade de 2008, est essentiellement lié à la croissance économique mondiale et à l’incapacité de l’offre à s’adapter à la demande, de plus en plus forte, notamment sur le pétrole et les métaux. C’est sur ces denrées que les prix ont en effet le plus augmenté. Les entreprises de forage peinent en cependant à accroître leur activité, entraînant un déséquilibre. A cela il faut ajouter les grandes variations des balances d’importation et d’exportation un peu partout dans le monde. Conséquence : les habitudes de consommation ont fortement évolué dans de nombreux pays, du fait de la mondialisation et des contraintes liées à l’exploitation des énergies fossiles. La fabrication de biocarburants, par exemple, a changé les cours de certaines matières premières destinées à nourrir les animaux, notamment le maïs et le colza. Le maïs dévolu à la production d’éthanol a aussi flambé au cours des dernières années.
Les puissances émergentes, en particulier asiatiques, sont très largement les plus consommatrices de matières premières (métaux, pétrole et alimentaire). Les grandes puissances demeurent néanmoins détentrices de stocks très importants et les prix au comptant n’ont pas pour autant réduit... Le FMI a par ailleurs dressé une carte des gagnants et perdants de cette flambée des prix. Ce sont les pays exportateurs de matières première qui l’emportent haut la main : la Russie, la quasi totalité des pays d’Amérique Latine et certains pays d’Afrique s’en tirent bien. L’Inde, la Chine, les États-Unis et l’Europe accusent le coup.
A lire aussi sur terraeco.net :
Sécurité alimentaire : "Pas de solution sans le droit"
Entretien avec Lester Brown : « Nos dirigeants ne perçoivent pas l’immensité du danger »










News
RSS
Twitter



























