Le magazine du développement durable
Jeudi 20 novembre 2008

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Vélo de déménagement - Nouveau : le pétrolier-robinet - Ils veulent refroidir le globe - La pub par ici, par là et par là et... - 11. Pauvreté, bilan médiocre - Le burger qui nettoie les estomacs - Le parapluie - San Pedro miné par le cyanure - 2008 : le 1er "choc écologique" - Pourquoi les banques disent toujours banco - France : la récup version réinsertion - La France aux bois dormants - 5- Des semences de nuages - La nature à toutes pompes - L’Australie a le sang chaud - L’équation qui tue - New York quitte l’habit de lumières - Le Rwanda au milieu d’un champ de bataille - Krach ou crise de civilisation ? - Barack ou John, qui a la main la plus verte ? - Des chèvres terrassent les hommes - La filière bois sauve à peine les meubles - 3- Des tonnes de fer dans l’océan - « Nos dirigeants ne perçoivent pas l’immensité du danger » - 2. Déchets : 3 longueurs derrière l’Allemagne - 6. Industrie : réveil tardif sur REACH - Le déodorant - Le petit ruisseau des grandes rivières - Nicolas Sarkozy explose les compteurs de gaz - 4- Un aspirateur à gaz carbonique - Les légumes à l’assaut de la Maison Blanche - L’électron libre de la Silicon Valley - Exclusif : le bilan CO2 de Nicolas Sarkozy - Krach - La fin d’un monde - Chine : la fin d’une vedette américaine ? - Monsieur le Président, voici 3 astuces pour polluer moins - L’année des anti-méduses - Une deuxième vie dans le bidonville de Dharavi - La Russie, pieuvre énergétique - Le banquier des choses sales




    Climat : 10 raisons d’espérer (plus une, avec Al Gore)
    Les hoquets du climat ne laissent plus personne indifférent. Au-delà de la prise de conscience, les premiers actes sont là. Transports, habitat, agriculture, individus, entreprises… « Terra Economica » a rassemblé 10 preuves d’un frémissement. Dix raisons d’y croire. Plus une raison symbolique : le Nobel décerné à Al Gore et au GIEC.
    Le 12/10/2007,

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    Ô Cassandre climatique, passe ton chemin ! Nous avons veillé ici à faire fi du catastrophisme, fût-il éclairé, pour deviser sur l’espoir qui nous relie à l’avenir. Le changement climatique a beau avancer inexorablement, une vague d’espoir s’est formée. Une vague verte, bio, renouvelable sur laquelle il faut surfer sans modération pour ne pas sombrer dans le défaitisme et l’inaction. Jamais dans le monde, l’environnement n’aura tenu une place si importante.

    Le Prix Nobel de la Paix décerné à l’Américain Al Gore, qui se la joue « green gourou » depuis quelques mois en atteste. Chez les "people", même l’acteur-producteur Leonardo di Caprio – qui roule en voiture hybride – a sorti, en août aux Etats-Unis, le documentaire The 11th Hour, consacré aux écosystèmes endommagés dans le monde (sortie prévue en France début 2008).

    Bref, en à peine un an, ce thème est devenu un enjeu majeur du siècle à venir. Non seulement on en parle, mais on agit. Bien sûr, les industriels, les multinationales et les banquiers ont parfaitement senti le vent tourner. Désormais, certains produits sont éco-conçus, biologiques, non polluants… Les agences de développement durable fleurissent. Pas une publicité n’oublie de faire référence – de loin ou de près, de façon légitime ou pas – à l’environnement.

    Plus l’environnement se détériore, plus il intéresse. A Heiligendamm (Allemagne), en juin, les membres du G8 ont promis d’observer avec attention les politiques lancées par l’Europe, le Canada et le Japon, qui visent à réduire les émissions globales d’ici à 2050. L’engagement est laborieux et l’objectif n’est pas contraignant.

    Mais le cap est donné. A l’échelle des nations riches, cela se traduit par le Facteur 4, c’est-à-dire la division par quatre des émissions de CO2 d’ici à 2050. Mais personne ne sait vraiment comment y parvenir. C’est que les émissions de CO2 continuent de progresser malgré tout. Elles ont atteint 28 milliards de tonnes par an dans le monde. Avec une progression des émissions de CO2 de 26 % depuis 1990 en Europe, le secteur des transports est directement mis en cause. Bruxelles a fixé un objectif de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne d’ici à 2020. C’est un pari ambitieux et excitant qui se présente à l’espèce humaine pour le siècle à venir. Voici, secteur par secteur, dix raisons de penser qu’un renversement de tendance est possible. Le petit ballet de la révolution verte est en place. Que le spectacle commence. —

    Ô Cassandre climatique, passe ton chemin ! Nous avons veillé ici à faire fi du catastrophisme, fût-il éclairé, pour deviser sur l’espoir qui nous relie à l’avenir. Le changement climatique a beau avancer inexorablement, une vague d’espoir s’est formée. Une vague verte, bio, renouvelable sur laquelle il faut surfer sans modération pour ne pas sombrer dans le défaitisme et l’inaction. Jamais dans le monde, l’environnement n’aura tenu une place si importante.

    Le Prix Nobel de la Paix décerné à l’Américain Al Gore, qui se la joue « green gourou » depuis quelques mois en atteste. Chez les "people", même l’acteur-producteur Leonardo di Caprio – qui roule en voiture hybride – a sorti, en août aux Etats-Unis, le documentaire The 11th Hour, consacré aux écosystèmes endommagés dans le monde (sortie prévue en France début 2008).

    Bref, en à peine un an, ce thème est devenu un enjeu majeur du siècle à venir. Non seulement on en parle, mais on agit. Bien sûr, les industriels, les multinationales et les banquiers ont parfaitement senti le vent tourner. Désormais, certains produits sont éco-conçus, biologiques, non polluants… Les agences de développement durable fleurissent. Pas une publicité n’oublie de faire référence – de loin ou de près, de façon légitime ou pas – à l’environnement.

    Plus l’environnement se détériore, plus il intéresse. A Heiligendamm (Allemagne), en juin, les membres du G8 ont promis d’observer avec attention les politiques lancées par l’Europe, le Canada et le Japon, qui visent à réduire les émissions globales d’ici à 2050. L’engagement est laborieux et l’objectif n’est pas contraignant.

    Mais le cap est donné. A l’échelle des nations riches, cela se traduit par le Facteur 4, c’est-à-dire la division par quatre des émissions de CO2 d’ici à 2050. Mais personne ne sait vraiment comment y parvenir. C’est que les émissions de CO2 continuent de progresser malgré tout. Elles ont atteint 28 milliards de tonnes par an dans le monde. Avec une progression des émissions de CO2 de 26 % depuis 1990 en Europe, le secteur des transports est directement mis en cause. Bruxelles a fixé un objectif de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne d’ici à 2020. C’est un pari ambitieux et excitant qui se présente à l’espèce humaine pour le siècle à venir. Voici, secteur par secteur, dix raisons de penser qu’un renversement de tendance est possible. Le petit ballet de la révolution verte est en place. Que le spectacle commence. —