Le magazine du développement durable
Mardi 7 octobre 2008

oublié ?
L’Europe de plus en plus radioactive - Des ingénieurs fous de graisse - Barack ou John, qui a la main la plus verte ? - Le banquier des choses sales - Grenelle : ça démarre quand ? - 8. Bâtiment : sus aux poubelles énergétiques - La France aux bois dormants - L’électron libre de la Silicon Valley - Une réinsertion toute naturelle - Les deux fous de la poubelle - Chine : la fin d’une vedette américaine ? - Le skate du Graal - 2. Déchets : 3 longueurs derrière l’Allemagne - L’Australie a le sang chaud - La filière bois sauve à peine les meubles - Ballon d’oxygène - Poubelles finlandaises et bonnes manières - 4. Transports : vive l’autoroute ! - 5. Eau : moins de poissons, plus de PCB - Mon vélo est en carton - Le burger qui nettoie les estomacs - Bataille pour un nombre d’or - La Russie, pieuvre énergétique - L’année des anti-méduses - 10. Air : la France en manque d’oxygène - 3. Fiscalité verte : bonus malus minus... - 11. Pauvreté, bilan médiocre - Une deuxième vie dans le bidonville de Dharavi - Le litre de lait - Les légumes à l’assaut de la Maison Blanche - Nouveau : le pétrolier-robinet - Le petit ruisseau des grandes rivières - 2008 : le 1er "choc écologique" - Du CO2 dans les relations franco-allemandes - La publicité entre en religion - France : la récup version réinsertion - Ello Mobile, le coeur sur le combiné - Des chèvres terrassent les hommes - Le pape espère un cadeau du ciel - 7. Biodiversité : sols en danger




    L’automobile a-t-elle encore un avenir ?
    La France et l’Europe se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. La voiture et l’avion ont-ils un avenir dans ce monde sans CO2 ? Enquête exclusive sur les transports de demain.
    Le 12/08/2007, par Cire , Simon Barthélémy

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    La roue tourne dans le monde des transports. Il y a quarante ans, la France pompidolienne envisageait de couler le canal Saint-Martin dans le béton pour traverser Paris en autoroute du Nord à la Bastille. Aujourd’hui, l’Etat suggère à la capitale d’installer des péages urbains, comme à Londres ou Stockholm, pour financer ses transports collectifs... Trop gourmand en carburant, le Concorde a piqué du nez au profit de l’A380, plus économe en kérosène. Fin du pétrole à bas prix, réchauffement climatique et instabilités géopolitiques obligent, barrer la route aux véhicules "énergivores" n’est plus seulement un rêve écolo mais un impératif politique. La question de l’avenir de la voiture et de l’avion se pose, mais aussi celle de la mobilité. Se déplacer deviendra-t-il un luxe ?

    Trois exemples récents en témoignent : D’abord, les compagnies aériennes ont le couteau sous la gorge. Epargnées par le protocole de Kyoto qui ne leur impose aucun quota d’émission de gaz à effet de serre, elles ne sont pas non plus taxées sur leur consommation de kérosène. L’Union européenne a décidé de mettre de l’ordre. Pas vraiment considérée comme un nid de "vélorutionnaires", l’Agence internationale de l’énergie (AIE) suggère de son côté de réduire à 90 km/h la vitesse sur autoroute ou d’interdire l’utilisation des véhicules privés le week-end !

    Enfin l’Etat de Californie - 32 millions de voitures pour 35 millions d’habitants - poursuit six constructeurs responsables selon lui de 30 % des émissions locales de gaz carbonique. Donc du réchauffement climatique, de l’élévation du niveau des mers et des risques de feu de forêt. Cette première juridique pourrait coûter des centaines de millions de dollars aux entreprises. Qui ont demandé le rejet de la plainte...

    En France, les transports routiers figurent en première ligne. Accusés d’empoisonner l’atmosphère au diesel, d’être ainsi responsables de plus de 5 000 morts par an, ils sont à l’origine d’un cocktail explosif. Des pots d’échappement émanent 27 % des émissions de gaz à effet de serre. L’ozone et les gaz frigorigènes de climatisation sont à eux seuls 1 300 fois plus puissants que le gaz carbonique. Un chiffre sans doute sous-évalué  : les émissions des raffineries ou des industries de construction automobile et de routes ne figurent en effet pas dans l’addition. (Pour lire la suite, cliquer ci-dessous)

    La roue tourne dans le monde des transports. Il y a quarante ans, la France pompidolienne envisageait de couler le canal Saint-Martin dans le béton pour traverser Paris en autoroute du Nord à la Bastille. Aujourd’hui, l’Etat suggère à la capitale d’installer des péages urbains, comme à Londres ou Stockholm, pour financer ses transports collectifs... Trop gourmand en carburant, le Concorde a piqué du nez au profit de l’A380, plus économe en kérosène. Fin du pétrole à bas prix, réchauffement climatique et instabilités géopolitiques obligent, barrer la route aux véhicules "énergivores" n’est plus seulement un rêve écolo mais un impératif politique. La question de l’avenir de la voiture et de l’avion se pose, mais aussi celle de la mobilité. Se déplacer deviendra-t-il un luxe ?

    Trois exemples récents en témoignent : D’abord, les compagnies aériennes ont le couteau sous la gorge. Epargnées par le protocole de Kyoto qui ne leur impose aucun quota d’émission de gaz à effet de serre, elles ne sont pas non plus taxées sur leur consommation de kérosène. L’Union européenne a décidé de mettre de l’ordre. Pas vraiment considérée comme un nid de "vélorutionnaires", l’Agence internationale de l’énergie (AIE) suggère de son côté de réduire à 90 km/h la vitesse sur autoroute ou d’interdire l’utilisation des véhicules privés le week-end !

    Enfin l’Etat de Californie - 32 millions de voitures pour 35 millions d’habitants - poursuit six constructeurs responsables selon lui de 30 % des émissions locales de gaz carbonique. Donc du réchauffement climatique, de l’élévation du niveau des mers et des risques de feu de forêt. Cette première juridique pourrait coûter des centaines de millions de dollars aux entreprises. Qui ont demandé le rejet de la plainte...

    En France, les transports routiers figurent en première ligne. Accusés d’empoisonner l’atmosphère au diesel, d’être ainsi responsables de plus de 5 000 morts par an, ils sont à l’origine d’un cocktail explosif. Des pots d’échappement émanent 27 % des émissions de gaz à effet de serre. L’ozone et les gaz frigorigènes de climatisation sont à eux seuls 1 300 fois plus puissants que le gaz carbonique. Un chiffre sans doute sous-évalué  : les émissions des raffineries ou des industries de construction automobile et de routes ne figurent en effet pas dans l’addition. (Pour lire la suite, cliquer ci-dessous)