Le magazine du développement durable
Vendredi 9 janvier 2009





    Sale temps pour la bouteille d’eau
    Le 19/07/2007, par Charlie Pegg

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    La Grosse pomme ne veut plus laisser le choix à ses concitoyens. Il s’agit désormais de privilégier l’eau du robinet à celle des bouteilles en plastique. L’objectif de cette campagne est économique : diminuer radicalement la quantité de déchets et par ricochet, les sommes allouées à leur traitement.

    Même son de cloche de l’autre côté des Etats-Unis : la ville de San Francisco vient d’interdire l’achat par ses services d’eau en bouteille, d’ici à la fin de l’année 2007. Leur consommation coûte chaque année 500 000 dollars à la ville.

    Le maire de San Francisco, Gavin Newsom, stigmatise le non sens que constitue la consommation d’eau en bouteille. "Livrer les bouteilles d’eau en plastique que les Américains achètent chaque année nécessite plus de 47 millions de gallons de pétrole [environ 1 million de barils, ndlr], soit l’équivalent d’un milliard de livres de CO2 rejetées dans l’atmosphère [450 000 tonnes environ, ndlr]. (...) De plus, le transport de l’eau en bouteille par bateau, camion et train nécessite de brûler des quantités importantes de carburants fossiles. Tou ce gaspillage et cette pollution sont générés par un produit dont la qualité, mesurée sur la base de critères objectifs, est souvent inférieure à celle de l’eau du robinet de San Francisco".

    Gavin Newsom souligne également que "pour le prix d’un gallon d’eau en bouteille [3,8 litres environ, ndlr], un habitant de la ville peut acheter 1000 gallons d’eau du robinet".

    De leur côté, les fabricants de bouteilles d’eau haussent le ton. L’Association internationale de l’eau en bouteille (IBWA) met en avant l’utilisation de matériaux biodégradables et les efforts de recyclage.

    De ce côté-ci de l’Atlantique, l’Ademe a publié en janvier 2007 une note intéressante, qui relativise l’impact de ces efforts et souligne que "l’eau potable au robinet est 100 à 1000 fois plus écologique que l’eau minérale en bouteille".

    La Grosse pomme ne veut plus laisser le choix à ses concitoyens. Il s’agit désormais de privilégier l’eau du robinet à celle des bouteilles en plastique. L’objectif de cette campagne est économique : diminuer radicalement la quantité de déchets et par ricochet, les sommes allouées à leur traitement.

    Même son de cloche de l’autre côté des Etats-Unis : la ville de San Francisco vient d’interdire l’achat par ses services d’eau en bouteille, d’ici à la fin de l’année 2007. Leur consommation coûte chaque année 500 000 dollars à la ville.

    Le maire de San Francisco, Gavin Newsom, stigmatise le non sens que constitue la consommation d’eau en bouteille. "Livrer les bouteilles d’eau en plastique que les Américains achètent chaque année nécessite plus de 47 millions de gallons de pétrole [environ 1 million de barils, ndlr], soit l’équivalent d’un milliard de livres de CO2 rejetées dans l’atmosphère [450 000 tonnes environ, ndlr]. (...) De plus, le transport de l’eau en bouteille par bateau, camion et train nécessite de brûler des quantités importantes de carburants fossiles. Tou ce gaspillage et cette pollution sont générés par un produit dont la qualité, mesurée sur la base de critères objectifs, est souvent inférieure à celle de l’eau du robinet de San Francisco".

    Gavin Newsom souligne également que "pour le prix d’un gallon d’eau en bouteille [3,8 litres environ, ndlr], un habitant de la ville peut acheter 1000 gallons d’eau du robinet".

    De leur côté, les fabricants de bouteilles d’eau haussent le ton. L’Association internationale de l’eau en bouteille (IBWA) met en avant l’utilisation de matériaux biodégradables et les efforts de recyclage.

    De ce côté-ci de l’Atlantique, l’Ademe a publié en janvier 2007 une note intéressante, qui relativise l’impact de ces efforts et souligne que "l’eau potable au robinet est 100 à 1000 fois plus écologique que l’eau minérale en bouteille".

    3 Messages de forum

    • Sale temps pour la bouteille d’eau

      24 août 2007 18:03, par Yann
      Les critères "objectifs" de qualité de l’eau ne pèsent pas lourd face aux critères subjectifs (le goût). L’eau du robinet est absolument imbuvable partout où je me suis rendu aux US. Elle est infecte en France aussi. Tant que ce problème ne sera pas résolu, les gens continueront à acheter de l’eau en bouteille, partout où c’est possible.

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      • bouteil d’eau stop 16 octobre 2007 11:10
        tu la laisse s’aérer, met une tranche de fruit dedans et elle devienne comme pa magie tres bonne...Tu prefere polluer ou boire de leau "un peu moins bonne de gout" et ne pas polluer ?

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      • Sale temps pour la bouteille d’eau 11 avril 2008 12:53, par Guillaume Muller
        qu’est ce qui est le plus infect : l’eau du robinet, ou le sentiment de rendre la terre invivable ? et si "les gens" ne pensaient pas tous pareil ? et si "les gens" qui penchent pour la deuxième réponse étaient de plus nombreux ? et si, à l’échelle des milliards d’humains touchés par cette évolution, ça faisait peut-être une différence quand-même ?

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