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Mardi 7 octobre 2008

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    L’objet "qui tue" : cette semaine, le parcours de golf
    Douillet comme une couette, aussi dru qu’une moquette, le gazon d’un golf a de quoi faire pâlir n’importe quel botaniste. Mais à quel prix ?
    Le 15/03/2007, par Cire , Quentin Hardy

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    Comment conserver le gazon d’un parcours de golf vert et homogène ? Réponse : grâce au couple inséparable, eau et produits phyto-sanitaires. L’Association des Green-keepers français (Agref) a pris sa calculette afin d’évaluer les besoins en arrosage d’un terrain classique. Selon ses estimations, ce dernier absorbe 3176 m3 d’eau par hectare et par an. Le Sénat, auteur d’un rapport en 2003, est quant à lui, plus sévère. D’après son étude, la consommation d’eau atteint 6 800 m3. Sachant que la taille moyenne d’un terrain est de 40 hectares, cette consommation correspond à la satisfaction des besoins d’une collectivité de plus de 7 000 habitants... pour une année entière.

    Une charte sur l’eau a été signée entre la Fédération française de golf et les ministères de l’Ecologie et des Sports en 2006. Elle garantit, hors pénurie d’eau potable, la survie des parcours. En contrepartie, la Fédération et les gestionnaires de golfs s’engagent à réduire l’arrosage. Précision : c’est le « green » - surface de gazon qui entoure le trou - qui concentre l’essentiel des attentions des jardiniers, alors qu’elle ne représente que 2 % de la superficie totale du terrain.

    Le terrain de golf a par ailleurs besoin de fertilisants. Toujours selon l’Agref, un seul hectare en ingurgiterait 1,5 kg par an. Ce qui est finalement assez peu. Cette quantité d’engrais et de désherbants ne représente que 1,5 % de la totalité des produits phyto-sanitaires utilisés en France pour les espaces verts. La Fédération française recense pourtant 550 golfs sur tout le territoire, soit l’équivalent en superficie de deux fois la taille de la ville de Paris. Enfin, à noter qu’un parcours de 18 trous - la plus grande taille - assure la production en oxygène d’une population d’environ 4 000 habitants.

    Comment conserver le gazon d’un parcours de golf vert et homogène ? Réponse : grâce au couple inséparable, eau et produits phyto-sanitaires. L’Association des Green-keepers français (Agref) a pris sa calculette afin d’évaluer les besoins en arrosage d’un terrain classique. Selon ses estimations, ce dernier absorbe 3176 m3 d’eau par hectare et par an. Le Sénat, auteur d’un rapport en 2003, est quant à lui, plus sévère. D’après son étude, la consommation d’eau atteint 6 800 m3. Sachant que la taille moyenne d’un terrain est de 40 hectares, cette consommation correspond à la satisfaction des besoins d’une collectivité de plus de 7 000 habitants... pour une année entière.

    Une charte sur l’eau a été signée entre la Fédération française de golf et les ministères de l’Ecologie et des Sports en 2006. Elle garantit, hors pénurie d’eau potable, la survie des parcours. En contrepartie, la Fédération et les gestionnaires de golfs s’engagent à réduire l’arrosage. Précision : c’est le « green » - surface de gazon qui entoure le trou - qui concentre l’essentiel des attentions des jardiniers, alors qu’elle ne représente que 2 % de la superficie totale du terrain.

    Le terrain de golf a par ailleurs besoin de fertilisants. Toujours selon l’Agref, un seul hectare en ingurgiterait 1,5 kg par an. Ce qui est finalement assez peu. Cette quantité d’engrais et de désherbants ne représente que 1,5 % de la totalité des produits phyto-sanitaires utilisés en France pour les espaces verts. La Fédération française recense pourtant 550 golfs sur tout le territoire, soit l’équivalent en superficie de deux fois la taille de la ville de Paris. Enfin, à noter qu’un parcours de 18 trous - la plus grande taille - assure la production en oxygène d’une population d’environ 4 000 habitants.

    D’autres objets "qui tuent" :

    Le défilé du 14 juillet

    Le cercueil

    Le préservatif

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    7 Messages de forum

    • Le parcours de golf

      26 mars 2007 19:05, par Blaise

      Salut Terra,

      J’ai beaucoup aimé cet article, bravo au dessinateur.

      Seul point négatif : la rubrique objet est trop courte...

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    • Le parcours de golf

      30 mars 2007 01:02
      Oxygènons-nous Puisqu’un parcours produit autant d’oxygène il faut en créer d’autres.

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    • Le parcours de golf

      16 avril 2007 16:02
      J’aimerais bien qu’on m’explique comment le terrain de golf produit de l’oxygène... L’oxygène ne se crée pas, il ne peut pas sortir de nulle part. S’il s’agit de l’herbe, elle "produit" de l’oxygène et consomme du CO2 (comme toutes les plantes) durant sa croissance, mais lorsqu’elle meurt elle est redécomposée par des bactéries ou des herbivores qui consomment l’oxygène que la plante avait "produit", tandis que le carbone retourne dans l’atmosphère.

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    • Pourquoi faut il le garder vert ?

      15 mai 2007 08:32, par Bergil

      que l’on réduise l’arrosage, c’est bien, mais il n’empêche, il y a toujours des centaines et des milliers de mètres cubes d’eau qui sont utilisés pour cet arrosage alors que les rivières s’assèches, que les poissons meurent, que les barrages se vident. Directement ou indirectement, ce sont les ressources en eau potable de la population qui sont ici gaspillées.

      Les golfs doivent il impérativement rester vert ? le golfeur ne peut il pas jouer sur un gazon sec et jaune ? c’est ridibitoire ? consommer autant d’eau que 7000 habitants, pour un seul golf, quand des communes en comptes plusieurs (dans les 06 nous sommes les rois !). Cela devient de l’escroquerie aux contribuables quand c’est à eux que reviennent la charge de construire de nouvelles installations, conduites, canaux pour alimenter en eau une région qui vient a en manquer ... parce que certains la gaspillent.

      Sans compter qu’en interdisant l’arrosage des golfs on réduirait la polution des nappes phréatiques en nitrates (plus d’engrais dans les golfs) et l’augmentation des gazs a effet de serre (plus de tondeuses à essence). Bref que du bonheur pour la planète !

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      • Pourquoi faut il le garder vert ? 15 mai 2007 10:05, par daniela
        Un green de golf à ce prix... et pour amuser qui ? Tant que la promenade hygiénique de quatre vieux PDG même pas fichus de ramasser eux-mêmes leurs baballes passera avant la soif de population entières, l’humanité est mal barrée ! Humanité... Vous avez bien dit "humanité" ?...

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        • Pourquoi faut il le garder vert ? 6 août 2007 01:42, par Claude
          D’abord les pdg n’ont pas le temps de jouer au golf, à part dans les films américains. Ce sont plutôt les retraités qui pratiquent. Pour ce qui est de ramasser la balle, j’ai vu des ramasseurs de balle sur les courts de tennis ou jouent des "jeunes professionnels",je n’en ai pas vu au golf. Pour ce qui est de l’eau est il plus noble d’être horticulteur et de produire des orchidées pour les parisiens ou bien jardinier de golf pour des touristes allemands ? Pour moi ces deux activités sont utiles à notre économie, tout comme la production de neige par canons dans les stations de sport d’hivers, et bien d’autres activités économiques grosses consommatrices d’eau. Enfin le probléme n’est pas tant la consommation d’eau.Certaines régions n’en manquent pas, alimentées par le canal de provence par exemple, le risque de pénurie est zéro dans les communes desservies. Mais là ou il faut par contre être vigilants c’est sur le risque de pollution des nappes due à l’utilisation d’engrais ou de phytosanitaires. Alors Daniela posons les vrais questions.

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      • Pourquoi faut il le garder vert ? 20 juillet 2007 22:02
        bonjour Est d’après vous. l’agriculteur situer dans les landes, il consomme combien de centaines de milliers de mètres cubes d’eau ??? Dans le golf tout est calculé : évapotranspiration réel et partiel, la structure et la texture du sol, la capacité de rétention, l’hydrométrie, une gestion centralisé informatique avec station météo ... De plus c’est un sujet d’actualité, et depuis l’année dernière une charte sur l’eau est apparue en collaboration avec l’état et la ffgolf ! Un débat long, mais peu connu par les personnes qui travaille pas dans ce milieu... un élève en formation intendant de parcours de golf.

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