La consommation moyenne d’eau pour un habitant est de 120 m3 par an. Soit 120 m3 x 7000 habitants : 840 000 m3...colossal !
Il faut comprendre que les consommations citées concernent essentiellement les greens de golf qui représentent 1 hectare en moyenne sur un parcours de 40 Hectare au total... le calcul n’est pas celui de 3000 m3/an x 40 Hectare...alors à vos calculettes !
Peut être pourrions nous évoquer les besoins en eau d’une plante de maîs (tropicale mais oh combien plus rentable !) ?
Plus sérieusement l’entretien d’un golf est si confidentiel qu’il se prête à toutes les élugubrations et extrapolations.
Pour entretenir un gazon, il n’est pas recommmandé de mettre beaucoup d’engrais car c’est entrer dans un cercle vicieux qui coute très cher. Apporter trop d’éléments nutritifs aux gazons favorise d’une part fortement les maladies et surtout une production de déchets de croissance par les plantes qui s’accumulent sur une couche appelée feutre et qui rend la surface impropre au jeu de golf. Le gazon finit par s’étouffer de lui même et pour y remédier il faut aérer, extraire, exporter, sabler etc. des opérations coûteuses et qui rendent les surfaces injouables durant quelques semaines.
Saviez vous que les produits phytosanitaires sont règlementés dans leur usage, qu’ils sont très chers et qu’ils sont très peu nombreux à être autorisés ( en tout cas infiniment moins nombreux que ceux mis sur le marché pour les particuliers et en vente libre dans les jardineries amateurs...) ?
Saviez vous que les golfs utilisent des engrais chers pour ne pas perdre une seule petite partie de ce qui est apporté ?
Saviez vous qu’il y avait eu des études constatant que les produits apportés sur les golfs ne migraient pas ?
Saviez vous que l’engazonnement est un méthode recommandée pour protéger les cours d’eau en partie basse des champs de culture agricole parce qu’ils captent et retiennent les pesticides et les engrais dans leurs systèmes racinaires denses et profonds ?
Saviez vous que l’empreinte carbone d’un golf est très fortement positive ?
Saviez vous que certains golfs (et leurs gazons) sont parties intégrantes d’un système qui permet de purifier l’eau usée d’un lotissement ou d’une industrie avant de la rejeter dans le milieu naturel.
Saviez vous que d’autres golfs ( et leurs gazons) permettent d’écrêter les rejets d’eaux usées insuffisamment assainies à la mer en période estivales (où la population d’une commune passe de 10 000 à 100 000 habitants) alors que la station d’épuration ne possède pas de surface de lagunage suffisante ?
Saviez vous que le gazon est une culture pérenne ?
Saviez vous que les golfs sont des petites PME qui génèrent en France 15 000 personnes en emplois directs en indirects, qu’il y a 57 000 0000 de golfeurs dans le monde, (qu’ils ne sont pas tous PDG) dont 387 000 en France.
Un golfs n’est pas une surface plate, verte, tondue rase.
C’est une zone entretenue ou l’environnement est au centre des préoccupations. La Fédérations Française de Golf travaille avec le Museum National d’Histoire Naturelle qui a montré la réalité de l’intérêt écologique et pour les continuités écologique de certains sites.
La sélection variétale des graminées à gazon a permis d’obtenir des variétés sobres et parfaitement adaptées au jeu de golf en réduisant les intrants. Et ce n’est pas fini.
Un golf est parfois le lieu de refuge de certaines espèces...mais il souffre d’une image obsolète de sport de riche réservé à une élite alors qu’il est un merveilleux sport abordable permettant de marcher au moins 6 km dans un écrin de nature préservée au mieux par les hommes qui en ont la responsabilité.
Voir en ligne : Etude poids économique du golf en France 2007
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