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Samedi 4 juillet 2009 - 23h55
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    L’ANPE au panier

    Le 24/02/2005, par Gilles Gauret

    Nom de code : Ingéus. Mission : trouver un emploi pour 6 000 chômeurs en deux ans dans les bassins de Lille et Rouen. Particularité : l’opération, lancée en janvier, pourrait être étendue à l’Hexagone. Ingéus est en fait une agence de recrutement dont la maison mère est australienne ! Dès la prise en charge d’un demandeur d’emploi, le cabinet Ingéus percevra au moins 2 300 euros de l’Unédic, somme touchée pour de bon, quoi qu’il arrive. En cas de placement, la somme s’élève entre 4 300 et 6 000 euros. Soit, si tout va bien , près de 26 millions d’euros en deux ans ! Habituellement, l’accompagnement d’un demandeur d’emploi à l’ANPE coûterait, lui, 301 euros pour une durée de trois mois. Mais la subtilité, c’est qu’Ingéus ne va s’occuper que de chômeurs indemnisés depuis 12 mois au plus, les moins difficiles à recaser, en excluant les plus précaires et autres bénéficiaires de l’Allocation spécifique de solidarité ou du RMI. Ingéus prendra en charge environ 7 demandeurs d’emploi par conseiller et par mois, contre 150 en moyenne pour un agent de l’ANPE. Les syndicats s’insurgent contre ce qu’ils appellent une "privatisation rampante des services de l’ANPE", mise en concurrence de façon "injuste". A noter, le directeur de la toute nouvelle société Ingéus France n’est autre que l’ancien directeur de l’Assédic de Haute-Normandie. En voilà déjà un de casé !