Le magazine du développement durable
Vendredi 5 décembre 2008

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    "Un marché à prendre"
    Caroline Debonnaire ne « vend » plus des hommes chez Manpower mais des voyages équitables avec sa société Vision éthique. Elle détonne par une approche commerciale dans un milieu resté plutôt associatif.
    Le 03/07/2008, par Simon Barthélémy
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    4 Messages de forum

    • "Un marché à prendre"

      5 juillet 13:56, par Vinvin
      Votre article sur "Un marché à prendre" est en total contradiction avec le reste de votre numéro. Et cela est très typique de notre société : "Pour se donner bonne conscience, on fait un peu d’éthique". En fait, Caroline Débonnaire, propose des voyages à l’autre bout de la Terre, c’est à dire en avion. Elle propose des circuits qui sortent de l’ordinaire, mais l’hégergement se fait en partie dans des hôtels de luxes, les déplacements en voitures. Elle met simplement en contact, le touriste occidental très riche, avec des populations pauvres. Les habitants pauvres de ces pays voient ainsi passer une espèce de "rêve occidental" à copier. Ces voyages sont une totale aberration. Il va falloir très rapidement prendre conscience qu’il faut voyager "propre" et "proche". Il y a plein de chose à découvrir dans notre magnifique France à la lenteur d’un marcheur ou d’un cycliste. Il va falloir enfin découvrir qu’il existe encore un réseau ferré permettant d’aller dans beaucoup d’endroit. Les petites lignes sont en train de disparaitre, non rentables car nous préférons prendre l’avion pour l’exotisme, et la voiture pour partir en week-end sur les plages bondées. Si vous avez vraiment l’esprit d’aventure, vous vous engager sur un navire marchand, vous prenez votre vélo pour faire le tour du Monde, ou carrément vos pieds comme Sylvain Tesson auteur de "Petit traité sur l’immensité du monde" à lire d’urgence pour ceux qui n’ont rien compris.

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      • "Un marché à prendre" 6 juillet 12:32, par Guillaume Cromer

        Bonjour Vinvin,

        Votre commentaire est intéressant car c’est vrai que la France offre une offre diversifiée et exceptionnelle de paysages, de cultures... à proximité... à moindre dépense en carbone. Or, tous les touristes ne souhaitent pas rester en France et ce ne sera pas évident de les "obliger" à voyager en France sauf si les crises pétrolières, écologiques et de pouvoir d’achat les "obligent" justement. Ainsi, si les touristes veulent découvrir le monde encore aujourd’hui, autant qu’ils partent avec une structure engagée qui travaille avec des prestataires éthiques sur le terrain. Je pense que ce genre de voyages à Madagascar sont quand même plus responsables que des voyages à très bas prix où les touristes restent uniquement dans leur hôtel 4* qui ne porte aucune attention à l’environnement, ni à leurs impacts sur le patrimoine culturel et naturel local. Les Français vont se rediriger prochainement sur la destination France. Aux opérateurs français de s’adapter à ce nouveau marché du développement durable du tourisme !

        Voir en ligne : SPE Tourism

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        • Il est bien entendu que nous sommes libres de nos actes, mais je ne suis pas sûr que ce soit dans cette revue qu’il faille cautionner un tourisme lointain en avion "pseudo éthique" pour se donner bonne conscience.

          Toutes les grosses sociétés exploitent ce filon "éthique" y compris Total et Gaz de France. Incontestablement il s’agit d’une "niche" pour les commerciaux, et ils s’y engouffrent tous.

          Ce que je veux dire, c’est que un tour du Monde ou un voyage lointain doit se mériter, il faut savoir utiliser "l’energie vagabonde" comme dit Sylvain Tesson. Vous allez me dire que je suis absolu ou utopique. Mais l’utopie c’est tout simplement ce qui n’a pas encore été réalisé.

          Quand on veut respecter la planète et découvrir le Monde, on en prend les moyens, et c’est physiquement "très cher". Arrêtons d’utiliser les chevaux vapeurs, nos esclaves modernes qui nous détruirons.

          Contnuez à prendre l’avion pour traverser la planète, c’est encore légal.

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        • "Un marché à prendre" 21 août 13:28, par Eric d’info planete

          Bonjour,

          je comprend parfaitement votre analyse. cependant, ainsi que Vinvin le précise, je crains que les contraintes de réchauffement n’interferrent dans notre approche "Pendant les travaux, la vente continue" Si l’on sait que le GIEC préconise 8 ans pour réduire les emissions de GES de 50 a 80 %, l’approche ludique, ethique et solidaire du nouveau tourisme a la mode n’a plus lieu d’être, et reste une préoccupation d’attardé (désolé d’être aussi radical, ca n’est pourtant pas dans ma nature). Le retour vers une vie plus simple et plus austère n’est même pas la garantie suffisante contre de graves récessions sociales, crises internes, guerres civiles. Car qu’imaginez vous qu’il se passera lorsque les centaines de millions de nos voisins hommes femmes et enfants africains commenceront à quitter leurs regions qui deja s’assechent dangereusement pour venir la "ou le vent souffle", c’est a dire en europe ? Que pensez vous qu’il se passera lorsque le baril passera la barre des 200 $. Simplement qu’on ne prendra plus l’avion et que les voyages continueront tranquillement en voiture électrique. Allez faire un tour vers "effondrement" de Jared Diamond, ou "Le plein s’il vous plait" de Mr Jancovici.Ca permet d’avoir une autre analyse. Et je vous dit très sincèrement que j’espère me tromper.

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