Le magazine du développement durable
Vendredi 9 janvier 2009

oublié ?
Une science de secours - L’équation qui tue - Le Bangladesh dans le panneau - Gibraltar : station-service de la Méditerranée - 5- Des semences de nuages - La Suède, reine des écotaxes - Pourquoi les banques disent toujours banco - Le Venezuela plante en ville - Obama : 5 mesures pour changer la donne - New deal vert : 30 idées pour changer le monde - La carte bancaire - 20 millions d’emplois verts en vingt ans - Exclusif : le bilan CO2 de Nicolas Sarkozy - Krach - La fin d’un monde - Le thon rouge toujours dans la galère - A Munich, l’eau baigne dans le bio - Pygmées et forestiers au micro - New deal vert : 30 idées pour changer le monde - Du froid intelligent - "Tout dépend de la volonté des pouvoirs publics" - Le (pauvre) bilan de Dobeliou Bush - Le vélo comme étendard - New York quitte l’habit de lumières - Le Père Noël n’est plus une ordure - La patate à tout bout de champs - Växjö, la ville qui a dit non au pétrole - Et la lumière fut olive - POZNAN : Est-ce déjà trop tard ? - Les Petites Mains du tissu social - San Pedro miné par le cyanure - « Ces techniques ne résoudront pas le réchauffement climatique » - Pluie de trous en Ecosse - Monsieur le Président, voici 3 astuces pour polluer moins - 3- Des tonnes de fer dans l’océan - La pub par ici, par là et par là et... - Ils veulent refroidir le globe - 4- Un aspirateur à gaz carbonique - La grand-messe syndicale - Il fait bronzette sur les parkings - Vélo de déménagement




    (Très) chaud devant !
    Le changement climatique : ce ne sont pas les Américains qui s’en soucient le plus. En revanche, ce sont peut-être eux qui en parlent le mieux. Démonstration avec "Une vérité qui dérange", un long métrage argumenté et démonstratif sur ce qui nous pend au nez.
    Le 04/10/2006, par David Solon

    1 Message

    • (Très) chaud devant !

      4 octobre 2006 20:29, par Par David Solon*

      Jamais, depuis les 650 000 dernières années, la présence de C02 dans l’atmosphère et le niveau des températures n’ont été aussi élevés. La faute à l’espèce humaine, à sa démographie galopante et au fonctionnement de son économie. Pour convaincre le plus grand nombre de l’urgence dans laquelle se trouve la planète, le réalisateur David Guggenheim se colle aux baskets du candidat démocrate malheureux à l’élection présidentielle américaine de 2000 : Al Gore. Depuis 5 ans, ce natif de Washington court le monde, powerpoint et baguette en bandoulière avec un leitmotiv destiné au grand public et aux dirigeants de notre monde : « nous allons dans le mur. »

      « Une vérité qui dérange », rassurons les cinéphiles, ne devrait pas ravir de grand prix de la mise en scène dans les prochains mois. Passons ainsi sur les mimiques d’Al Gore, ses retours larmoyants sur la terre de son enfance et les scènes d’applaudissements à répétition. Non, l’essentiel, définitivement, se trouve ailleurs. A en croire les scientifiques du monde entier, la catastrophe est déjà en marche, même si, prévient le long métrage « il reste à l’espèce humaine 10 ans à peine avant un dérèglement majeur du système climatique entraînant avec lui des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse et des vagues de chaleur meurtrières ».

      Compte à rebours enclenché

      Pour étayer son propos, Al Gore enchaîne les statistiques, les courbes aimentées vers le haut, mais sait aussi distiller métaphores et clins d’œil afin d’alléger le contenu du message. Pas de suspense, la recette fonctionne. Le spectateur ressort, jambes tremblantes de la salle obscure, bien décidé à recycler sa machine à laver « classe C », ou à s’intéresser de près au covoiturage. « Une vérité qui dérange » n’oublie qu’une chose au fond : inviter les scientifiques à la table de sa démonstration. Non pas qu’Al Gore incite de fait à la défiance, mais tout de même : la solidité d’une thèse tient aussi dans la qualité de ses contradicteurs. Et là...

      Lire aussi : Climat : quand le ciel nous tombera sur la tête

      * David Solon est responsable de la rédaction de Terra Economica

      Répondre à ce message