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Perles de culture
Ils agissent, pensent et consomment de manière éthique. Ils s’appellent les « créatifs culturels » et sont, paraît-il, en train de changer le monde. Z’en êtes ?
Le 07/06/2007,
par
Arnaud Gonzague
Les créatifs culturels en France, Editions Yves Michel, 132 pages, 13,80 €
Ainsi, nos « créa’cul » mangent sainement, achètent souvent bio et équitable, ne prisent guère la télé, voitures et autres gadgets high tech. Ils se montrent fort préoccupés par les questions écologiques, ne croient pas beaucoup aux partis politiques, mais agissent dans des associations. Les spiritualités occupent une bonne place dans leur existence. L’étude ne dit pas s’ils lisent Terra Eco, mais on suppose que oui ! L’histoire des créatifs culturels est amusante. Découverts un peu par hasard aux USA par deux sociologues Paul H. Ray et Sherry Anderson, ils furent les objets d’un livre en 2000 [1], qui a donné des idées à une fondation européenne, le Club de Budapest. Ray et Anderson estimaient le nombre de créa’cul américains à 24% de la population. Et en Allemagne, en Espagne, en France ? Les chercheurs de chaque pays ont dû financer l’étude comme ils le pouvaient – pas facilement en France – mais voilà les premiers résultats. Cocorico ! Dans l’Hexagone, en passant outre les questions de spiritualité (qui nous rebutent, nous autres, indécrottables laïcards), on arrive au chiffre de 38% de créa’cul. Cela paraît beaucoup dans un pays converti désormais au « travailler plus pour gagner plus ». Mais il est vrai qu’il reste, face à nos gentils créatifs, une grosse majorité de specimens solidement rétifs à tout ce qui ne concerne pas leur portefeuille et leur 4 X 4. On les connaît bien. L’étude les définit en termes choisis : « Conservateurs modernes » ou « Détachés sceptiques ». L’ouvrage laisse supposer que la révolution créa’cul est en marche et qu’ils sont presque une engeance en voie de disparition. Notre petit doigt nous souffle qu’ils ont encore la peau dure... Les créatifs culturels en France, Editions Yves Michel, 132 pages, 13,80 €
Ainsi, nos « créa’cul » mangent sainement, achètent souvent bio et équitable, ne prisent guère la télé, voitures et autres gadgets high tech. Ils se montrent fort préoccupés par les questions écologiques, ne croient pas beaucoup aux partis politiques, mais agissent dans des associations. Les spiritualités occupent une bonne place dans leur existence. L’étude ne dit pas s’ils lisent Terra Eco, mais on suppose que oui ! L’histoire des créatifs culturels est amusante. Découverts un peu par hasard aux USA par deux sociologues Paul H. Ray et Sherry Anderson, ils furent les objets d’un livre en 2000 [1], qui a donné des idées à une fondation européenne, le Club de Budapest. Ray et Anderson estimaient le nombre de créa’cul américains à 24% de la population. Et en Allemagne, en Espagne, en France ? Les chercheurs de chaque pays ont dû financer l’étude comme ils le pouvaient – pas facilement en France – mais voilà les premiers résultats. Cocorico ! Dans l’Hexagone, en passant outre les questions de spiritualité (qui nous rebutent, nous autres, indécrottables laïcards), on arrive au chiffre de 38% de créa’cul. Cela paraît beaucoup dans un pays converti désormais au « travailler plus pour gagner plus ». Mais il est vrai qu’il reste, face à nos gentils créatifs, une grosse majorité de specimens solidement rétifs à tout ce qui ne concerne pas leur portefeuille et leur 4 X 4. On les connaît bien. L’étude les définit en termes choisis : « Conservateurs modernes » ou « Détachés sceptiques ». L’ouvrage laisse supposer que la révolution créa’cul est en marche et qu’ils sont presque une engeance en voie de disparition. Notre petit doigt nous souffle qu’ils ont encore la peau dure... Le blog d’Arnaud Gonzague
[1] L’émergence des créatifs culturels, publié en France par les éditions Yves Michel.
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