Pouvez vous nous rassurer sur le GROUPE A.F.E.R (plus grand groupe d’epargne d’Europe), dans lequel nous avons placé nos petites economies.... Nous sommes inquiés suite a un article (vite etouffé) parut dans le magazine BAKCHICH.INFO
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Echanges peu amènes dans la nuit parisiennePolice et Sex in the city / dimanche 8 mars par Amédée Sonpipet
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Un règlement de comptes entre les deux associés d’une des principales boites échangistes de la capitale éclaire-t-il l’audition du policier affecté au contrôle de cet établissement ?
Le petit monde de la Nuit parisienne est en émoi : pourquoi le commandant de police Mathieu Simoné, responsable du quartier des Champs-Elysées à la brigade de répression du proxénétisme de la Préfecture de Police de Paris (ex–Mondaine) a-t-il été, fin janvier 2009, placé en garde à vue par l’IGS (inspection générale des services) ?
Certes, ce policier à la veille de la retraite, est ressorti de chez les « boeuf-carottes » ( la police des polices ) avec le statut de témoin assisté, mais sa mésaventure inquiète.
En fonction depuis plus de 6 ans, le commandant Simoné était connu de tous les tenanciers, gérants et autres métiers de la nuit du quartier huppé de la capitale, à qui il n’hésitait pas à rendre, en tout bien tout honneur, de menus services, inhérents à sa position. Il lui arrivait aussi d’arbitrer des conflits qui surgissent parfois au sein de certains établissements.
Temple de l’échangisme
C’est ainsi que M. Simoné a cru bon de s’impliquer dans le différend déchirant depuis 2004 la direction du NO COMMENT , une boite échangiste haut de gamme sise rue de Ponthieu.
Main courante prise par le patron de groupe cabaret de la Préfecture de Police. Ce dernier fluidifie les relations tumulteuses entre les 2 partenaires.Après plus de 18 mois de travaux, pour réaliser un décor original et intime, comme le vante son site internet (http://www.nocommentclub.com/ ) le "No-Comment" qui invite les Parisiennes et les Parisiens à des « nuits sexe (…) exclusives » et qui se targue encore d’être « la boite échangiste la plus exclusive de France » est inauguré en grande pompe en février 2004.
Des salons bien cosyUn personnage bien connu des lecteurs de Bakchich, Patrick Balkany, honora de sa présence cet événement de la vie nocturne parisienne.
Cheville ouvrière de l’épargne en France
Dans le mois qui suit, l’apporteur de capitaux, Jack Coillard, cherche à se débarrasser de son gérant, un ancien policier, Daniel Burroni. Un conflit entre les deux partenaires toujours pendant devant la Justice. A la fois en appel devant le tribunal de commerce et à l’instruction au pôle financier sur plainte pour escroquerie (Burroni contre Coillard).
Des documents consultés par Bakchich démontrent l’intervention - semble t-il hors de toute procédure- du commandant Simoné en faveur de Jack Coillard.
Le chef du « groupe cabaret » pour le quartier des Champs Elysées s’est fait remettre, pour un motif indéterminé pour le compte de M. Coillard, des clés, chéquiers et caisse enregistreuse du No Comment. Une intervention, qui du reste devait entraîner, sur commission rogatoire d’un juge du pôle financier, l’audition par la brigade financière du commandant Simoné.
Le cursus des protagonistes de cette affaire est atypique : Jack Coillard est une cheville ouvrière de l’épargne-retraite en France, un des principaux collecteurs de l’AFER (Association Française d’Epargne Retraite). Il préside notamment le groupe Epargne Diffusion, qui outre ses bureaux parisiens, possède des succursales dans de nombreuses villes de province, ainsi que des intérêts dans plusieurs Sociétés Civiles Immobilières.
Un dossier sensible qui intéresse aussi le tribunal de commerce. Jugement du 27 septembre 2005 actuellement en appelUn club parfaitement « sonorisé »
Quant à Daniel Burroni, c’est un ancien enquêteur de la DST (contre-espionnage) qui eût des démêlés avec sa hiérarchie, (au point d’être éjecté de la police nationale) en publiant en 1990 un livre (DST, Neuf ans à la division anti-terroriste) dévoilant quelques dessous d’attentats terroristes.
La publication, dans le Canard Enchainé et l’Express de la photo du patron de la DST de l’époque, M. Bernard Gérard, entrant chez son éditeur Robert Laffont, pour tenter d’en corriger certains passages, avait alors coûté son poste au malheureux préfet.
Autre curiosité de cet imbroglio, Jack Coillard se vante, dans un PV d’audition du 10 mars 2004 d’avoir fait « sonoriser » le night club échangiste par « un ami », une précaution qui lui aurait permis -entre autres -de prendre connaissance de propos menaçants tenus à son encontre par Daniel Burroni.
l’audition de Jack Coillard atteste que le club échangiste ne manquait pas de sono. no comment…Une sonorisation parfaitement efficace semble-t-il dont Jack Coillard n’indique pas si elle est toujours opérationnelle et si elle s’applique ou pas à d’autres « échanges » .
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