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Microcosmos
Le microcrédit est le genre d’idée toute bête qui vous change un peu le monde.
Le 15/03/2007,
par
Arnaud Gonzague
Transformer des exclus en patrons Car il fallait être d’un pragmatisme bien sordide pour faire du microcrédit au pays de Jaurès. Pensez, cela revient à créer une « banque de pauvres », qui prête jusqu’à 5 000 euros à des chômeurs et RMIstes. Transformer des exclus en patrons, et pire, leur réclamer des intérêts sur les prêts accordés. Saigner de pauvres victimes du système après les avoir transformées en bourreaux. On suffoque, on blêmit... Oui, on pourrait faire mieux que le microcrédit. Mieux répartir les richesses, interdire les licenciements, supprimer les délocalisations...C’est le problème des pragmatiques : ils n’ont que la réalité à montrer. Et elle fait souvent pâle figure face aux proclamations de ceux qui n’agissent jamais. Nous nous contenterons donc de noter que l’Adie a aidé concrètement plusieurs milliers de ceux que nos Idéologues ne croisent jamais (notamment des femmes pauvres). Que ses demandes de remboursement, prétendûment exorbitantes, n’ont pas empêché un taux de recouvrement de... 94 %. Que deux tiers des micro-entrepreneurs de l’Adie sont encore en activité deux ans après avoir lancé leur boîte (moyenne supérieure à la nationale). Enfin, énonce Maria Nowak, que « le coût annuel moyen d’un chômeur est de 18 000 euros contre 2 000 pour l’accompagnement d’un micro-entrepreneur ». Bref, que ça fonctionne. Certes, tout le monde n’a pas l’étoffe pour devenir un patron, même petit. Certes, le microcrédit ne fera pas disparaître 3 millions de chômeurs pas plus qu’il ne sauvera le Tiers-Monde de la misère, puisque l’ambition de Maria Nowak, explique l’auteur, est de mettre le pied à l’étrier à 300 000 individus. Mais ce genre de solution pragmatique doit être accueillie par autre chose qu’une moue dubitative. Voilà pourquoi il faut acheter et lire La Microfinance n’est plus une utopie !
Transformer des exclus en patrons Car il fallait être d’un pragmatisme bien sordide pour faire du microcrédit au pays de Jaurès. Pensez, cela revient à créer une « banque de pauvres », qui prête jusqu’à 5 000 euros à des chômeurs et RMIstes. Transformer des exclus en patrons, et pire, leur réclamer des intérêts sur les prêts accordés. Saigner de pauvres victimes du système après les avoir transformées en bourreaux. On suffoque, on blêmit... Oui, on pourrait faire mieux que le microcrédit. Mieux répartir les richesses, interdire les licenciements, supprimer les délocalisations...C’est le problème des pragmatiques : ils n’ont que la réalité à montrer. Et elle fait souvent pâle figure face aux proclamations de ceux qui n’agissent jamais. Nous nous contenterons donc de noter que l’Adie a aidé concrètement plusieurs milliers de ceux que nos Idéologues ne croisent jamais (notamment des femmes pauvres). Que ses demandes de remboursement, prétendûment exorbitantes, n’ont pas empêché un taux de recouvrement de... 94 %. Que deux tiers des micro-entrepreneurs de l’Adie sont encore en activité deux ans après avoir lancé leur boîte (moyenne supérieure à la nationale). Enfin, énonce Maria Nowak, que « le coût annuel moyen d’un chômeur est de 18 000 euros contre 2 000 pour l’accompagnement d’un micro-entrepreneur ». Bref, que ça fonctionne. Certes, tout le monde n’a pas l’étoffe pour devenir un patron, même petit. Certes, le microcrédit ne fera pas disparaître 3 millions de chômeurs pas plus qu’il ne sauvera le Tiers-Monde de la misère, puisque l’ambition de Maria Nowak, explique l’auteur, est de mettre le pied à l’étrier à 300 000 individus. Mais ce genre de solution pragmatique doit être accueillie par autre chose qu’une moue dubitative. Voilà pourquoi il faut acheter et lire La Microfinance n’est plus une utopie ! Le blog d’Arnaud Gonzague
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