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Les Organismes Généralement Moins chers font craquer les Allemands
En l’an de grâce 2004, tous les consommateurs européens sont opposés à la consommation d’OGM. Tous ? Non. Une trentaine d’habitués d’une baraque à frites de Mayence, en Allemagne, a craqué pour les OGM. Explication : ça coûte moins cher.
Le 01/07/2004,
par
Hélène KOHL
Une baraque à frites, près de Mayence, mi-avril dernier. Ce jour-là, pour les fins d’une petite émission d’économie de la première chaîne de télévision publique, il y a des "frites génétiques" au menu. Des frites à base de pommes de terre génétiquement modifiées, vendues 1 euro la barquette, soit 90 centimes de moins que les frites naturelles. Alors que 95% des Allemands affirment qu’ils n’achèteraient pas d’aliments à base d’OGM, ou qu’ils réfléchiraient avant de le faire, la caméra cachée de l’équipe de télévision enregistre des comportements surprenants : aucun des consommateurs ne s’étonne de se voir proposer des frites génétiques. Seul un acheteur se décide pour les frites ordinaires. Au total, 27 barquettes de frites aux OGM ont été vendues. OGM placebo Un test similaire est réalisé dans un supermarché avec du pain au blé génétiquement modifié, vendu au prix de 0,29 euro les 500 grammes. A côté, le même pain sans OGM coûte 0,99 euro. Cette fois, les consommateurs semblent hésiter davantage devant l’étiquette indiquant la présence d’OGM, avant de céder à la tentation du prix. Sur 30 pains achetés ce jour-là, 22 contiennent du blé modifié. Ou, plutôt, sont censés contenir du blé modifié, car "en réalité, comme pour les frites, ces pains étaient tout à fait naturels, bien sûr !", rassure le rédacteur en chef de l’émission Plusminus. Les consommateurs entr’ouvrent la porte En Allemagne, certaines chaînes de magasins se sont engagées à ne pas mettre en vente de produits contenant des OGM. Mais ces deux tests sèment le doute. Manifestement, l’argument-prix l’emporte sur les convictions. "Au plus tard, à la fin de cette année, il y aura des OGM sur les rayonnages", prédit Klaus-Dieter Jany de l’Institut fédéral de recherche sur l’alimentation. Le site de l’émission Plusminus Articles liés :
Du moustique au saumon, bientôt le meilleur des mondes transgéniques Une baraque à frites, près de Mayence, mi-avril dernier. Ce jour-là, pour les fins d’une petite émission d’économie de la première chaîne de télévision publique, il y a des "frites génétiques" au menu. Des frites à base de pommes de terre génétiquement modifiées, vendues 1 euro la barquette, soit 90 centimes de moins que les frites naturelles. Alors que 95% des Allemands affirment qu’ils n’achèteraient pas d’aliments à base d’OGM, ou qu’ils réfléchiraient avant de le faire, la caméra cachée de l’équipe de télévision enregistre des comportements surprenants : aucun des consommateurs ne s’étonne de se voir proposer des frites génétiques. Seul un acheteur se décide pour les frites ordinaires. Au total, 27 barquettes de frites aux OGM ont été vendues. OGM placebo Un test similaire est réalisé dans un supermarché avec du pain au blé génétiquement modifié, vendu au prix de 0,29 euro les 500 grammes. A côté, le même pain sans OGM coûte 0,99 euro. Cette fois, les consommateurs semblent hésiter davantage devant l’étiquette indiquant la présence d’OGM, avant de céder à la tentation du prix. Sur 30 pains achetés ce jour-là, 22 contiennent du blé modifié. Ou, plutôt, sont censés contenir du blé modifié, car "en réalité, comme pour les frites, ces pains étaient tout à fait naturels, bien sûr !", rassure le rédacteur en chef de l’émission Plusminus. Les consommateurs entr’ouvrent la porte En Allemagne, certaines chaînes de magasins se sont engagées à ne pas mettre en vente de produits contenant des OGM. Mais ces deux tests sèment le doute. Manifestement, l’argument-prix l’emporte sur les convictions. "Au plus tard, à la fin de cette année, il y aura des OGM sur les rayonnages", prédit Klaus-Dieter Jany de l’Institut fédéral de recherche sur l’alimentation. Le site de l’émission Plusminus Articles liés :
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