Le magazine du développement durable
Jeudi 4 décembre 2008

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    Les ONG sont dans la rue
    Les appels à la générosité s’empilent dans les boites aux lettres. Le public sature. Pour recruter de nouveaux donateurs, les ONG recourent donc à de nouvelles techniques. Tenez-vous prêts à vous faire alpaguer dans la rue !
    Le 10/02/2005, par Isabelle Raymond , Toad
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    11 Messages de forum

    • > Les ONG sont dans la rue

      13 février 2005 18:32, par eaulibrius
      "un petit euro ! un ticket restaurant ! un petit prélévement permanent ! J’ai cinq ONG à nourrir et ce soir je n’ai rien à leur donner à gérer !" Voici à peine caricaturé ce qu’un provincial retient d’un voyage à Paris ! Tient Paris ne pense-t-elle pas organiser les Jeux en 2012 ? Alors pourquoi ne pas demander une nouvelle épreuve...celle de la mendicité mercantile.

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      • > Les ONG sont dans la rue 18 avril 2007 11:35
        vous n’avez rien compris au travail d’ONG conseil Son travail consiste avant tout a représenter les ONG dans un lieu ou les gens n’ont pas l’habitude de les rencontrer. Le dialogue est le premier pas vers la comprehension. Les recruteurs ne sont pas la pour "mendier" comme vous le soulignez, mais pour proposer une nouvelle forme de soutiens aux gens qui souhaitent agir avec les ong (et seulement ceux la). Ils permettent egalement un rectificatif direct des inquiétudes qu’ont encore de nombreuses personnes face aux associations. Ils ne forcent personne mais propose. Si vous ne souhaitez pas en discuter personne ne vous y oblige. Dire bonjour dans la rue serait-ce devenu si inacceptable ? La politesse et le respect de l’autre reste leur premier principe.

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        • > Les ONG sont dans la rue 3 août 2007 19:27, par ximus

          Quand les ONG font le trottoir....

          Il est fort probable que vous les ayez déjà croisés : ils sont en général une dizaine, répartis çà et là sur les lieux fréquentés de Paris ( les Halles, Saint-Michel, Odéon, Hotel de Ville, etc.), arborant sur leur torse le nom de leur employeur, armé d’un stylo et d’un porte papier qu’ils tentent maladroitement d’occulter derrière leur dos... Ils font les cent pas, toujours sur le même bout de trottoir, tantôt frénétiquement, tantôt nonchalamment , au gré des réactions des passants .... Leur regard à l’affût des âmes charitables se dissimulent mal derrière une sourde angoisse de ne pas atteindre LES chiffres... Parfois, l’une de ces âmes ou un passant curieux prend le temps de les écouter, de les encourager, car comme tout le monde le sait : « c’est bien ce que vous faites ». Parfois même, certains signent...

          AIDES, Action contre la Faim, Handicap international, Greenpeace, WWF, Solidarité Sida, etc., toutes se sont mises à faire le trottoir. Par efficacité nous dit-on. L’argent, c’est le nerf de la guerre.

          En l’espace de deux ans, la plupart des grandes ONG françaises ont en effet demandé les services d’ONG conseils, qui derrière sa vitrine « de service et d’aide aux ONG », est une boite de communication classique, peut-être plus vicieuse, étant donné la nature du profit de cette entreprise. Son action : proposer aux ONG d’engranger un maximum de fric en un minimum de temps ( gains de productivité assurés...). Comment ? : en envoyant dans les endroits fréquentés de France et de Navarre des recruteurs chargés d’émouvoir le français lambda sur la cause de l’ONG-cliente, afin qu’il puisse instinctivement faire une donation à l’ONG-cliente susdite.

          En soit, ces méthodes ne sont pas nouvelles : les chrétiens ( avec l’armée du salut par exemple) sont les premiers à descendre dans la rue pour faire l’aumône et apporter de quoi nourrir la veuve et l’orphelin. La nouveauté réside dans le caractère productiviste dans la pratique de ces collectes : on achète les services à un prestataire qui nous promet d’atteindre un certain seuil en un laps de temps défini. Evidemment, plus la somme est importante, plus le service coûte cher... business is business...

          Le libéralisme n’a décidément plus de frontières. En ayant recours à Ong conseils comme prestataire, les organisations humanitaires cèdent aux sirènes de l’argent facile, fermant les yeux sur des pratiques qu’elles condamnent par ailleurs. Car, malgré son souhait de se présenter sous la facette d’un « service humanitaire » au bénéfice des ONG, la boite suit une logique de profit inhérente à toute société capitaliste : sauvegarder ses clients, en conquérir de nouveaux ; sauvegarder ou accroître ses bénéfices. La perversité du système prend alors toute son ampleur : d’un commun accord avec son client (l’ONG), des niveaux de donations à atteindre sont fixés, et tout un attirail pour y arriver est alors développé : on recrute les « militants » comme dans n’importe quelle autre entreprise ; on leur fixe des quotas quotidiens de donations [1] à atteindre et des objectifs à surpasser. Pour éviter que le salarié coûte plus cher que la donation (on ne passe pas plus de cinq minutes à discuter avec les passants), on a alors inventé un postulat imparable : « instinctivement », le donateur sait s’il a envie ou non de donner à l’ONG ; on part alors du principe qu’il y a déjà « réfléchi » et qu’en réalité, en caricaturant un peu, il ne cherche plus qu’à signer en bas de la feuille. Les recruteurs sont donc priés « d’expédier » les gens trop bavards (appelés les « saboteurs » dans le jargon du métier) et de convaincre du bien fait de la cause en quelques mots seulement....

          De toutes façons, il est préférable que les recruteurs ne fassent pas de prévention ; la majorité d’entre eux n’est pas issue des ONG qu’ils arborent sur leur torse et dont ils prétendent vaillamment défendre la cause. La plupart d’entre eux ont certes déjà travaillé ou eu un rapport avec l’humanitaire ou la solidarité, mais n’a aucunement les compétences requises pour faire de la prévention pour l’association pour laquelle ils travaillent.

          Ce postulat permet de légitimer une nouvelle pratique productiviste du militantisme très pernicieuse : sans même parler du danger de simplification des causes à défendre, qui en l’occurrence désormais ne s’appuie plus sur une participation politique de la société civile mais sur une participation caritative, l’obligation de faire du chiffre en un laps de temps court pousse les recruteurs au misérabilisme voire au sensationnalisme. Le recruteur se met dans une logique de conviction à tout prix, cherchant les failles sentimentales ou psychologiques de la personne interpellée. Pour cela il utilisera des chiffres spectaculaires ( par exemple, en évoquant les dizaines de millions contaminés par le VIH en Afrique et la catastrophe à venir) ; pire encore, il tentera de trouver un lien affectif entre la personne interpellée et la cause défendue ( vous avez des enfants ?).

          La renommée et la proximité à la cause de l’ONG facilitent évidemment les donations pour celle-ci. Le « talent » du recruteur fait le reste. « il n’a pas de mauvaise mission, il n’y a que de mauvais recruteur » dixit un responsable d’une mission de lutte pour le sida. Les qualités du recruteur sont multiples : ouverture d’esprit ( n’importe qui peut donner, ne pas se fier à l’apparence) ; saisir rapidement la psychologie de la personne, savoir trouver les mots justes, percutants, mettre en confiance, savoir séduire. Bref, les qualités d’un commercial, pas d’un militant associatif.

          Les ONG ne sont pas devenues folles : une telle pratique est évidemment peu louable sur le plan philosophique mais qu’elle est très lucrative : elle représente 5% à 30% des revenus annuels des ONG, d’autant plus qu’il s’agit de donation régulière. En effet, les gens souscrivent à une sorte d’abonnement mensuel de forfait bonne conscience illimité. Mais attention, car une fois signé, le donateur est pris dans l’engrenage : il est difficile de stopper moralement un abonnement de ce type, car en toute logique, c’est froisser sa bonne conscience. Par ailleurs, toutes les donations ne sont pas bonnes à prendre : selon des statistiques pointues sur ces méthodes, les petits donateurs ( 5,6€ par mois) donnent moins longtemps que de plus gros. Par conséquent, le mot d’ordre est d’essayer au maximum de faire monter les valeurs des donations. Evidemment.

          Les ONG aiment à parader dans les colloques altermondialistes et crier à qui veut l’entendre son statut autoproclamé de « contre-pouvoir ». Or, elles ne s’intéressent guère aux conséquences de telles pratiques comme celles des « recruteurs de donateurs sur la voie publique ». Or elles sont nombreuses et profondément néfastes pour toutes les personnes qui tentent de créer des voies alternatives. Donner à ces ONG, c’est cautionner des méthodes de management et de marchandising, qui, par un grand écart analytique, sont à la source des maux censées être combattus par ces mêmes ONG.

          [1] un bon recruteur fait une dizaine de donations par jour, un moyen, cinq, un mauvais gravite autour d’une donation quotidienne...

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          • > Les ONG sont dans la rue,oui et alors ? 7 août 2007 10:03, par atchoum

            je ne sais qui tu es ? suremment un blasé de la premiere heure,quelqun qui reflechit mais qui agit peu,un recruteur de donateurs mis sur la touche ,du a son manque de positivisme,de respect et d altruisme ;ou un simple petit scribouillard venu s infiltrer au sein d ong conseil pour mieux lui cracher dessus ?

            en tout cas ,tu as je l espere d autres chats a fouetter,je connais bien d autres entreprises qui,elles,n hesitent pas a gicler du personnel pour mieux profiter. je suis present a ong conseil depuis maintenant plusieurs mois(annees)mais sais garder mon esprit critique.

            nous travaillons dans une transparence totale,nous ne sommes pas des militants benevoles,mais sommes effectivement payés par les assos pour recruter des donateurs.cela represente une part importante des fonds receuillis par les ong(et alors)

            nous fixons des objectifs aux recruteurs,ils sont importants,mais defendons avant tout,l ethique,les valeurs des assos que nous representont. pour toi,sous pretexte humanitaire,on devrait tous etre benevoles et bouffer de la soupe froide,se prendre des vestes a longueur de temps dans larue,se faire insulter,narguer,vilipender juste pour le plaisir ?

            il ya peut etre chez certains recruteurs peu de convictions,mais ils sont peu nombreux,et moi je salue au contraire ces travailleurs courageux,sympas,ouverts et prets a s en prendre plein la gueule pour de fendre des assos auxquelles ils croient,des assos qui defendent le droit a la santé,a l education,a l eau ;le droit de ne pas eclater sur une mine anti personnelle.............

            nous ne forçons personne a devenir donateur regulier,nous proposons et effectivement sommes tres present dans paris(tu preferes sfr,h et m,ou nokia ?)beaucoup de gens respectent notre travail et les causes que nous defendons,et ne portons aucun jugement de valeurs(du moins,je l espere)sur les personnes que nous rencontrons.

            apres tout,c est peut etre ta seule conscience qui te joue des tours(te sens tu coupable de quoi que ce soit ?)en tout cas bonne journee et a bientot dans les rues de paris et de navarre(O)

            PS:tu regardes trop la television,ça rend malade(surtout tf1)

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          • > Les ONG sont dans la rue 17 janvier 21:29
            si vous avez une meilleure idée je vous laisse la proposer et ensemble nous la développerons...

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            • > Les ONG sont dans la rue 5 février 23:57, par ^^
              y’en a peut être une mais je la developperai tout seul... ^^

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            • a la recherche d’une ong aidans les enfants de la rue 24 septembre 04:59, par les enfants de la rue de douala cameroun
              bonjour depuis le cameroun nous sommes une assosiation des jeunes enfants de la rue du cameroun (douala)nous avons eu a parler plusieur fois a rfi et ils on fait passer notre e-mail pendant la retransmission de l’emmission qui parlais des enfant de la rue d’afrique.jusqu’au jourdhui nous ne recevons que les messages d’encouragement d’autre ce moque de nous.en ce qui concernele journaliste qui avais pris nos interwius nous avons perdu son contact. don voila son nom dovis simo.journaliste a rfi .nous avons reussi a avoir votre e-mail en faisant des recherches par google ce que nous cherchons depuis des années une assossiation qui aide les enfants de la rue .ya beaucoup parmi nous qui doive frequenté ya meme des filles parmi nous .nous somme victime des abus surtout les filles ya personne pour reclamé nos droits tous cequi viennent ver nous viennent que pour nous exploité .ya meme des blancs qui viennent nous filmez on ne sait pas ce que deviennent nos video .raison pour la quelle aujoudhui nous meme nous avons decider de prendre nous meme les chose en main. pour avoir notre pain quotidien nous lavons les voitures certains lave le sol des bureau pour les filles elles lavent les assiettes dans les petits restaurants de la ville .voila comment nous fesons pour s’ensortir,nous dormont devant la boulangerie zepol (akwa douala) .nous somme pret a faire tous ce que vous nous demanderez de faire pour que nous soyons bien vous restez notre seul espoir svp repondez nous .ces dabors l’impotant qu’on sache que vous avez ressu notre message .et surtout si vous ete en france cherchez a rencontrez monsieur dovis simo journaliste a rfi il vous parlera encore mieu de nous .

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      • > Les ONG sont dans la rue 10 mai 2007 21:22
        pourquoi les ong n’auraient pas le droit de descendre dans la rue après tout ??Et de toute façon rare sont les recruteurs de donateurs qui sont agressifs..souvent ils se prêtent au dialogue , même si la personne ne donne pas,et permettent de faire découvrir l’association qu’ils représentent..

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        • > Les ONG sont dans la rue 23 octobre 2007 15:50, par Romu
          Je suis recuteur de donateurs pour Ong-conseil, si j’ai bien compris la critique que l’on fait à cette même boite c’est de proposer un outil de collecte de fond libéral et capitaliste à des associations humanitaires ? Oui c’est vrai, c’est le cas...Bienvenue dans l’europe libérale, les ONG ont en effet grand intéret à être financées par des citoyens et non par l’état, ce qui leur permet de garder ou d’obtenir leur indépendance auprés des instances étatiques. Les Ong pour obtenir leur indépendance financière le plus rapidement possible on besoin de soutiens le plus rapidement possible, voilà pourquoi elles font appelle à une entreprise qui leur offre cette possibilité. C’est criticable certes, mais ca marche. Pour ma part je trouve ca plus étique de proposer à la personne lambda de soutenir une association aprés une discussion, que de lui envoyé une photo d’un enfant africain, le ventre gonflé et des mouches plein les yeux, ou d’envoyer une petite béquille à noël pour rappeler toutes les misères du monde, en l’attente d’un geste.

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          • > Les ONG sont dans la rue 3 janvier 21:07
            L’argent est le nerf de la guerre, même pour une ONG. Je tiens à modérer cette idée, je pense que le nerf de la guerre pour une ONG, plus encore que pour une entreprise capitaliste, c’est le projet d’action. Comment va-t-elle s’y prendre pour agir efficacement, dans le réel, sans créer plus de dégats qu’elle n’en répare. C’est un travail d’envergure quand on considère les problèmes auquels se confronte une ONG. Alors quel mal y a-t-il à trouver un moyen efficace et pérenne pour financer ces projets ? Pourquoi ne pas déléguer le travail de collecte de fonds à une entreprise indépendante, et laisser ainsi les bénévoles et salariés des assos se concentrer sur leurs tâches humanitaires ? Aucun scrupule de ce côté pour ONG Conseil et les ONG partenaires, les problèmes de conscience sont réservés à ceux n’ont pas cherché plus loin que le bout de leur nez…

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