Le magazine du développement durable
Jeudi 4 décembre 2008

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    Le vert crée l’événement
    Votre festival de l’été était « éco-conçu » et votre dernier colloque « éco-efficace » ? Décryptage d’un secteur en pleine évolution.
    Le 04/10/2007, par Karen Bastien

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    Au milieu des watts, des chars et des pantalons taille basse passent le tracteur des Jeunes agriculteurs et d’immenses poubelles jaunes motorisées. Le 15 septembre, la techno-parade parisienne, deuxième événement musical français après la Fête de la musique, a décidé de compenser les émissions de gaz carbonique des 22 chars et des groupes électrogènes, et de distribuer des tracts en papier recyclé et imprimés avec des encres végétales. Durant l’été, les festivals avaient déjà lancé le tempo de « l’éco-conception ». A Carhaix (Finistère), le festival des Vieilles Charrues a optimisé sa consommation d’eau et d’énergie.

    Celui de Saint-Nolff (Morbihan) a proposé une restauration bio, équitable et locale. Les Méditerranéennes, installées sur une plage protégée de Leucate (Aude), ont « consigné » les gobelets contre un euro. La somme était récupérée par le festivalier lorsqu’il rendait son verre en plastique solide, qui était ensuite lavé puis réutilisé. Toutes ces initiatives ne sont que le reflet de l’éveil « vert » du secteur de l’événementiel. Après avoir signé, en novembre 2006, une Charte pour le développement durable, les différents organismes de la filière française – notamment l’Anaé (Association des agences de communication événementielle) – ont commis, en juin 2007, un Eco-guide, carnet de routevers un événement éco-responsable. Au menu, des solutions concrètes pour limiter l’impact environnemental d’un événement : transport, hébergement, traiteur, location de vaisselle et de mobilier, décoration, éclairage, sonorisation...

    Billetterie électronique et tenue en coton bio

    Soucis d’économies, nécessité logistique, conviction ou choix de communication ? « C’est un mix de toutes ces raisons qui fait bouger le secteur. Les toilettes sèches se sont imposées d’elles-mêmes à Carhaix qui doit surveiller son alimentation en eau. Aux Transmusicales de Rennes, le tri sélectif a permis d’économiser 20 % de tonnage de déchets », explique Hervé Fournier, qui a travaillé notamment sur l’éco-conception des Jeux des Petits Etats d’Europe dans la Principauté de Monaco en juin 2007. « Dans ce secteur, le gaspillage est considérable car nous créons des évènements par vocation éphémères dans des lieux qui ne sont pas toujours faits pour cela. Il y a huit ou dix ans, ce gaspillage était constaté et subi car il n’y avait pas d’alternatives. Aujourd’hui, elles existent », analyse Nicolas Turpin, fondateur d’Eko-Events, jeune société spécialisée dans « l’événement durable ».

    Désormais, nombre de constructions respectent les normes de haute qualité environnementale, comme le hall 7 du Parc des expositions de Paris Nord Villepinte, qui possède des façades bioclimatiques. Et puis, il est aujourd’hui possible de passer par la billetterie électronique, de commander des tenues en coton bio, de faire des réunions autour d’une table en carton, de proposer des buffets « équitables ».

    Reste qu’organiser un événement 100 % écologique – salon, festival, colloque – prendra encore quelques années. « C’est une révolution dans notre façon de travailler : chasser l’inutile et le futile, appréhender “ l’après ” dès la conception du projet », conclut Nicolas Turpin. Et un marché gigantesque se profile : en France, plus de 350 000 manifestations sont organisées chaque année. —

    Au milieu des watts, des chars et des pantalons taille basse passent le tracteur des Jeunes agriculteurs et d’immenses poubelles jaunes motorisées. Le 15 septembre, la techno-parade parisienne, deuxième événement musical français après la Fête de la musique, a décidé de compenser les émissions de gaz carbonique des 22 chars et des groupes électrogènes, et de distribuer des tracts en papier recyclé et imprimés avec des encres végétales. Durant l’été, les festivals avaient déjà lancé le tempo de « l’éco-conception ». A Carhaix (Finistère), le festival des Vieilles Charrues a optimisé sa consommation d’eau et d’énergie.

    Celui de Saint-Nolff (Morbihan) a proposé une restauration bio, équitable et locale. Les Méditerranéennes, installées sur une plage protégée de Leucate (Aude), ont « consigné » les gobelets contre un euro. La somme était récupérée par le festivalier lorsqu’il rendait son verre en plastique solide, qui était ensuite lavé puis réutilisé. Toutes ces initiatives ne sont que le reflet de l’éveil « vert » du secteur de l’événementiel. Après avoir signé, en novembre 2006, une Charte pour le développement durable, les différents organismes de la filière française – notamment l’Anaé (Association des agences de communication événementielle) – ont commis, en juin 2007, un Eco-guide, carnet de routevers un événement éco-responsable. Au menu, des solutions concrètes pour limiter l’impact environnemental d’un événement : transport, hébergement, traiteur, location de vaisselle et de mobilier, décoration, éclairage, sonorisation...

    Billetterie électronique et tenue en coton bio

    Soucis d’économies, nécessité logistique, conviction ou choix de communication ? « C’est un mix de toutes ces raisons qui fait bouger le secteur. Les toilettes sèches se sont imposées d’elles-mêmes à Carhaix qui doit surveiller son alimentation en eau. Aux Transmusicales de Rennes, le tri sélectif a permis d’économiser 20 % de tonnage de déchets », explique Hervé Fournier, qui a travaillé notamment sur l’éco-conception des Jeux des Petits Etats d’Europe dans la Principauté de Monaco en juin 2007. « Dans ce secteur, le gaspillage est considérable car nous créons des évènements par vocation éphémères dans des lieux qui ne sont pas toujours faits pour cela. Il y a huit ou dix ans, ce gaspillage était constaté et subi car il n’y avait pas d’alternatives. Aujourd’hui, elles existent », analyse Nicolas Turpin, fondateur d’Eko-Events, jeune société spécialisée dans « l’événement durable ».

    Désormais, nombre de constructions respectent les normes de haute qualité environnementale, comme le hall 7 du Parc des expositions de Paris Nord Villepinte, qui possède des façades bioclimatiques. Et puis, il est aujourd’hui possible de passer par la billetterie électronique, de commander des tenues en coton bio, de faire des réunions autour d’une table en carton, de proposer des buffets « équitables ».

    Reste qu’organiser un événement 100 % écologique – salon, festival, colloque – prendra encore quelques années. « C’est une révolution dans notre façon de travailler : chasser l’inutile et le futile, appréhender “ l’après ” dès la conception du projet », conclut Nicolas Turpin. Et un marché gigantesque se profile : en France, plus de 350 000 manifestations sont organisées chaque année. —


    - L’Association des agences de communication événementielle

    - Le guide de l’écoévénement

    - Le guide Eco-cool de la Technoparade

    - L’Agenda 21 du festival de Saint-Nolff

    - Les Méditerranéennes de Leucate

    - L’agence Eko-Events

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