Jean-Louis Borloo est donc depuis hier soir ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Quatre secrétaires d’État travailleront désormais sous sa coupe : Dominique Bussereau, chargé des transports, Chantal Jouanno, chargée de l’écologie, Benoist Apparu, chargé du logement et de l’urbanisme, et Valérie Letard.
Le ministre, que l’on a dit un temps fatigué, affaibli, voire sur le départ, se trouve au contraire renforcé par le remaniement. La poussée d’Europe Écologie aux européennes y est sans doute pour quelque chose. Elle a scellé le sort des deux hommes : Claude Allègre le premier, en l’excluant définitivement de la nouvelle donne gouvernementale, et Jean-Louis Borloo le second, en le confortant
C’est donc lui qui aura la lourde tâche de représenter la France et de mener les négociations sur le climat lors du prochain sommet de Copenhague en décembre prochain.Dans un long entretien qu’il a accordé à Terra eco en mai dernier, en présence du climatologue Jean Jouzel et de l’économiste Stéphane Hallegatte, il disait son envie de « faire bouger tout le monde en même temps » pour avancer « à une vitesse folle ». Et sa volonté de convaincre les Américains en particulier d’aller plus loin dans la lutte contre le changement climatique : « Il n’y aura pas d’accord à Copenhague si les Etats-Unis ne s’engagent pas au delà de ce qui semble être leur position aujourd’hui. »
A lire aussi dans Terra eco :
L’entretien avec Jean-Louis Borloo sur le thème du changement climatique
Le portrait de Chantal Jouanno`
Notre dossier sur le climat (mai 2009)




































