Le magazine du développement durable
Jeudi 4 décembre 2008





    L’objet "qui tue" : cette semaine, le feu d’artifice
    Tous les 14 juillet, les mirettes se tournent vers le ciel pour ne rien manquer des feux d’artifice. Un spectacle aérien extraordinaire qui n’est pas neutre pour l’environnement.
    Le 13/07/2007, par Johann Fleuri

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    Ephémère, le feu d’artifice impose une préparation extrêmement précise : un faux pas peut être mortel pour un artificier ou un spectateur. Le feu d’artifice, ce sont en effet 12 à 15 minutes de féérie, pour 50 à 70 bombes. Prix estimé de chaque bombe : 380 à 2200 € en moyenne. Le scénario varie en fonction de la taille de la ville. Ainsi, Paris utilise 3 tonnes de bombes, pour "son" 14 juillet. [1]

    Les projectiles sont variés : feux de bengale, chandelles, fusées... La plus usuelle, est néanmoins la bombe. Sphérique ou cylindrique, elle se compose d’une chasse pour la charge explosive, d’une espolette pour le retardement et la prise d’altitude, et d’une sphère d’éclatement pour la composition pyrotechnique (étoiles, etc.). Placée dans un mortier, elle est propulsée dans l’air grâce à de la poudre noire. Mélange de souffre (10%), de charbon (15%) et de salpêtre (75%), cette poudre, originaire de Chine, permet la propulsion, la couleur, le bruit, l’allumage de la bombe, la propagation et le retardement. Elle permet aussi la combustion. Et c’est là que l’environnement en prend un coup.

    En explosant, la bombe libère des millions de particules de poussières très fines et du gaz qui se mêlent à l’atmosphère. Ces particules issues de l’explosion d’un feu d’artifice, seraient cinq fois plus polluantes que celles du smog, estime une étude menée par la ville de Montréal.

    Au Canada, des pêcheurs ont même émis des craintes pour l’avenir de leurs rivières. Les morceaux d’aluminium et autres détonateurs propulsés lors du feu seraient en effet à l’origine de la diminution des poissons. En Suisse, l’Office fédéral de l’environnement des forêts et des paysages (OFEFP) confirme la forte concentration des particules dans l’air, mais ne semble pas pour autant s’inquiéter, à ce jour, des effets du feu d’artifice sur les sols et les eaux.

    Ephémère, le feu d’artifice impose une préparation extrêmement précise : un faux pas peut être mortel pour un artificier ou un spectateur. Le feu d’artifice, ce sont en effet 12 à 15 minutes de féérie, pour 50 à 70 bombes. Prix estimé de chaque bombe : 380 à 2200 € en moyenne. Le scénario varie en fonction de la taille de la ville. Ainsi, Paris utilise 3 tonnes de bombes, pour "son" 14 juillet. [1]

    Les projectiles sont variés : feux de bengale, chandelles, fusées... La plus usuelle, est néanmoins la bombe. Sphérique ou cylindrique, elle se compose d’une chasse pour la charge explosive, d’une espolette pour le retardement et la prise d’altitude, et d’une sphère d’éclatement pour la composition pyrotechnique (étoiles, etc.). Placée dans un mortier, elle est propulsée dans l’air grâce à de la poudre noire. Mélange de souffre (10%), de charbon (15%) et de salpêtre (75%), cette poudre, originaire de Chine, permet la propulsion, la couleur, le bruit, l’allumage de la bombe, la propagation et le retardement. Elle permet aussi la combustion. Et c’est là que l’environnement en prend un coup.

    En explosant, la bombe libère des millions de particules de poussières très fines et du gaz qui se mêlent à l’atmosphère. Ces particules issues de l’explosion d’un feu d’artifice, seraient cinq fois plus polluantes que celles du smog, estime une étude menée par la ville de Montréal.

    Au Canada, des pêcheurs ont même émis des craintes pour l’avenir de leurs rivières. Les morceaux d’aluminium et autres détonateurs propulsés lors du feu seraient en effet à l’origine de la diminution des poissons. En Suisse, l’Office fédéral de l’environnement des forêts et des paysages (OFEFP) confirme la forte concentration des particules dans l’air, mais ne semble pas pour autant s’inquiéter, à ce jour, des effets du feu d’artifice sur les sols et les eaux.

    D’autres objets "qui tuent" :

    Le défilé du 14 juillet

    Le cercueil

    Le préservatif

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    [1] 2 000 tonnes de pièces d’artifice, soit la consommation annuelle de la Suisse, réparties en 650 tonnes de matériaux tels qu’enveloppes, parties de constructions et emballages (cartons, bois, matières synthétiques) et en 1350 tonnes de composés pyrotechniques, partis en fumée chaque année.

    2 Messages de forum

    • L’objet "qui tue" : cette semaine, le feu d’artifice

      18 juillet 2007 14:42, par kidsinhalf
      Depuis le temps que je me posais la question de l’impact de cette cons(u)mmation... J’avais cherché sur wikipedia mais rien ! Heureusement que vous êtes là !

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    • Halte là

      9 novembre 12:08, par Frédéric
      Bonjour, Je viens de trouver ce message et je souhaite vivement y répondre. Les études Canadiennes auquelles vous faites allusions mentionnent effectivement una hausse importante du taux de particules poluantes en atmosphère lors du concour internationnal de pyrotechnie de Montréal, il a été établi que ces relevés ne prennent en compte qu’un état ephémère de l’atmosphère du à la direction du vent qui à dirigé les fumées de combustion directement sur les capteurs. Il est évident qu’un tel événement (le plus grand concour du monde) génère une hausse rapide de CO2 et de micro particules, tout comme un simple incendie, quand à leur impact à long terme sur l’environnement, elle n’a pas été analysée car trop infimme au regard des activités de combustion dites "Poluantes". Quand vous donnez la composition des pièces d’artifices, prennez le soins de vous renseigner correctement, Charbon, soufre et salpêtre sont les compositions initiales de "la poudre noir" et non des pièces d’artifices de divertissement ; ce sont des composés qui existent en état naturel sans transformation chimique. Les fabricants de pyrotechnie de divertissement utilisent bien d’autre composés qui penvent etre poluants mais dont les proportions sont surveillées, l’envelopppe des produits elle aussi est en question, depuis ces 10 dernières années, les coques plastiques sont remplacées par des habillages papiers, cette profession est l’une des plus surveillée,chaque effet est soumis à un agreement d’un laboratoir d’état et les sites de fabrication et de sockage important en France sont classés SEVESO. Les feux d’artifices sont grands bruyants et spectaculaires, ce sont de fantastiques exutoirs publiques, et les recent progrès techniques et artistiques en font de véritables spectacles musicaux synchronisés, c’est aussi l’un de derniers spectacle gratuit,merci de ne pas vous faire le mauvais colporteur d’articles outre atlantique.

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