Le magazine du développement durable
Lundi 6 octobre 2008

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    Le cartable
    Les petits écoliers français revendiquent chaque année le dernier cartable à la mode. Une tendance périlleuse pour l’environnement et le dos des enfants.
    Le 04/09/2007, par Cire , Johann Fleuri

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    Il y a vingt ans, un écolier se contentait d’un nouveau cartable tous les six ans. Ambiance consommation oblige, il en réclame un tous les deux ans désormais. Si la statistique donne la banane aux fabricants, elle n’a rien d’une bonne nouvelle, en revanche, pour l’environnement. Car changer de cartable plus souvent, c’est participer aux dépenses énergétiques de la production, mais aussi à la création de déchets.

    En effet, entre la teinture, le choix des matériaux et les traitements des tissus synthétiques, un sac à dos classique concentre 75 % de ses impacts environnementaux dès la phase de production, puis 15 % lors de la confection, selon une étude du cycle de vie réalisée par le groupe Lafuma. Les trois-quarts des « impacts matières » négatifs sont par ailleurs directement liés au « choix des textiles synthétiques », ajoute l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Et ce sont souvent les cartables de marque comme ceux de Mattel ou de Disney – majoritairement réalisés en plastique et en synthétique – que les 12,4 millions d’élèves français réclament, après avoir été subjugués par la publicité.

    10 kilos sur le dos

    Une fois fabriqué – essentiellement en Asie et majoritairement en Chine –, le cartable quitte l’usine pour les supermarchés. Des milliers de kilomètres synonymes d’émissions de gaz à effet de serre. En 2003, une enquête réalisée par l’association Familles de France avait par ailleurs tiré la sonnette d’alarme concernant l’impact social de la conception de ces produits : temps de travail, sécurité, droit des salariés…

    Comment agir ? Moins apprécié, le cartable en cuir demeure le plus résistant. Son prix, certes plus élevé, s’amortit alors dans la durée et limite donc son impact environnemental. Des fabricants proposent par ailleurs des produits éco-conçus depuis déjà plusieurs années. Attention, le cartable – souvent trop lourd –, les sacs et les besaces portés sur une seule épaule sont les ennemis du dos. Pour éviter les problèmes et les visites chez le médecin, l’écolier doit porter ses affaires sur son dos, avec les deux bretelles, afin d’équilibrer la charge.

    Dans l’idéal, le poids du cartable rempli ne devrait pas excéder 10 % du poids de l’enfant. Or les petits Français trimbalent en moyenne 30 % de leur poids en fournitures, soit 10 kilos. Résultat : des maux de dos et des scolioses, surtout chez les filles. Le cartable à roulettes remporte quant à lui la palme du plus mauvais élève. Sa structure en plastique le classe dans les synthétiques. L’enfant doit, de surcroît, le porter, à bout de bras, à chaque escalier. Pour un développement durable de l’enfant, il faudra donc repasser.

    Il y a vingt ans, un écolier se contentait d’un nouveau cartable tous les six ans. Ambiance consommation oblige, il en réclame un tous les deux ans désormais. Si la statistique donne la banane aux fabricants, elle n’a rien d’une bonne nouvelle, en revanche, pour l’environnement. Car changer de cartable plus souvent, c’est participer aux dépenses énergétiques de la production, mais aussi à la création de déchets.

    En effet, entre la teinture, le choix des matériaux et les traitements des tissus synthétiques, un sac à dos classique concentre 75 % de ses impacts environnementaux dès la phase de production, puis 15 % lors de la confection, selon une étude du cycle de vie réalisée par le groupe Lafuma. Les trois-quarts des « impacts matières » négatifs sont par ailleurs directement liés au « choix des textiles synthétiques », ajoute l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Et ce sont souvent les cartables de marque comme ceux de Mattel ou de Disney – majoritairement réalisés en plastique et en synthétique – que les 12,4 millions d’élèves français réclament, après avoir été subjugués par la publicité.

    10 kilos sur le dos

    Une fois fabriqué – essentiellement en Asie et majoritairement en Chine –, le cartable quitte l’usine pour les supermarchés. Des milliers de kilomètres synonymes d’émissions de gaz à effet de serre. En 2003, une enquête réalisée par l’association Familles de France avait par ailleurs tiré la sonnette d’alarme concernant l’impact social de la conception de ces produits : temps de travail, sécurité, droit des salariés…

    Comment agir ? Moins apprécié, le cartable en cuir demeure le plus résistant. Son prix, certes plus élevé, s’amortit alors dans la durée et limite donc son impact environnemental. Des fabricants proposent par ailleurs des produits éco-conçus depuis déjà plusieurs années. Attention, le cartable – souvent trop lourd –, les sacs et les besaces portés sur une seule épaule sont les ennemis du dos. Pour éviter les problèmes et les visites chez le médecin, l’écolier doit porter ses affaires sur son dos, avec les deux bretelles, afin d’équilibrer la charge.

    Dans l’idéal, le poids du cartable rempli ne devrait pas excéder 10 % du poids de l’enfant. Or les petits Français trimbalent en moyenne 30 % de leur poids en fournitures, soit 10 kilos. Résultat : des maux de dos et des scolioses, surtout chez les filles. Le cartable à roulettes remporte quant à lui la palme du plus mauvais élève. Sa structure en plastique le classe dans les synthétiques. L’enfant doit, de surcroît, le porter, à bout de bras, à chaque escalier. Pour un développement durable de l’enfant, il faudra donc repasser.

    D’autres objets "qui tuent" :

    Le cercueil

    Le préservatif

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    3 Messages de forum

    • Le cartable

      6 septembre 2007 17:09
      Haro sur les profs indignes qui exigent, par exemple en histoire géo, que chaque enfant ait les livres et les cours précédents des deux matières, parce qu’ils sont infichus de prévoir quel cours ils vont faire, et en plus ne permettent pas aux enfant de fonctionner par binôme, l’un amenant le livre d’histoire et l’autre celui de géo. Et ça marche aussi pour les éditeurs qui au lieu de faire des fascicules par chapitre persistent à faire des livres lourds. Pour ce qui est des changements intempestifs de programme qui font gaspiller du papier et qui ruinent les familles en livres "jetables" inrevendables alors que souvent très peu de choses changent d’une édition à la suivante, ceci est un autre problème.

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    • Le cartable

      4 octobre 2007 10:52, par Aline

      vous dites que les petits écoliers français revendiquent chaque année le dernier cartable à la mode ... dites-moi ... c’est un peu facile de mettre ça sur le dos des enfants. Où est la responsabilité des adultes dans tout ça ? Il suffit de parler à son enfant, de lui expliquer ce que ça implique et croyez-moi, il arrêtera vite de "réclamer".

      Aline

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