Depuis 27 ans, j’invente, je réalise, je préconise différentes applications pour l’utilisation rationnelle de l’énergie solaire.
Pour ce faire il m’a fallu comprendre et expérimenter ce soleil, source de tant de puissance, pas ( ou peu) exploitée.
Dès mes premières armes j’ai réfuté le parti pris du tout thermodynamique quand il s’agit, avant tout, d’optique ou si l’on préfère de savoir optimiser le piégeage de la lumière pour servir d’énergie de proximité.
Comment peut-on, aujourd’hui, plus qu’hier, prescrire des solutions et applications techniques à fortes plus values qui ne s’amortissent pratiquement jamais ?
Alors que le simple serriste sait produire de la chaleur, certes intermittente, sous forme d’air chaud, mais exploitable pour peu qu’on sache l’optimiser.
Comment peut-on ne pas comprendre que la gratuité du soleil, donc de sa lumière, indispose le tissu économique en mal de vouloir, sans cesse, tout transformer en valeur uniquement marchande ?
Je déclare que l’énergie solaire est la fille aînée des termes pompeux que nos édiles emploient trop largement : « Développement durable » « énergie renouvelable », etc. qui me semblent recouvrir une détermination à ne pas vouloir utiliser, d’abord, l’énergie photo thermique source de certitudes abordables économiquement en matière d’énergie.
Le solaire c’est l’apanage, avant tout, des architectes qui doivent se résoudre sans cesse à des adaptations, au cas le cas, car pas une maison ne ressemble à l’autre. Ce sont ces mêmes architectes qui se fourvoient dans des concepts architectoniques pas toujours appréciés et de toute façon hors de prix.
Je déplore, avec véhémence, que nos belles toitures bien insolées, servent uniquement de parapluies ou de para soleil !
Quand on pourrait récupérer, de façon positive, par de simples échanges thermiques, tant de Kilowatts inutilisés, sur des millions de Km² de toiture ! (1000 watts au m² !)
Voilà une solution qui favoriserait la mise en chantier d’un renouveau de la construction au profit de nombreuses créations d’emplois en même temps qu’elle alimenterait pour longtemps de véritables et intelligentes économies d’énergie.
Au lieu d’attendre d’hypothétiques succès du solaire technocratique gageons que les résultats pourraient bien susciter une envolée de l’intérêt de nos concitoyens pour le solaire, même si l’Etat devait y apporter un coup de pouce, car il serait assuré d’un retour sur investissement grâce à une relance économique populaire, dirigée peut-être, mais utile à tous.
Il n’est pas question de contrecarrer, par principe, ce qui se fait, mais plutôt d’aborder une manière de penser et d’agir en fonction du bien commun de toute l’humanité : le soleil.
Raymond LÉGER
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