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L’objet qui tue : cette semaine, la pelouse du Stade de France
Le Stade de France est fin prêt pour accueillir la crème des rugbymen de la planète. L’occasion de scruter sa « moquette », née dans le Loiret.
Le 11/10/2007,
par
Cire
,
Louise Allavoine
Août 2006, près d’Orléans (Loiret). La gazonnière de Vitry-aux-Loges est en effervescence. Aujourd’hui débute l’ensemencement. Supporters superstitieux, ne cherchez pas de trèfles à quatre feuilles. Pour les terrains de sport, on cultive exclusivement du ray-grass anglais et du pâturin annuel (végétation de prairie). Leurs atouts ? Résistance au piétinement et régénération rapide. « Il faut commencer à cultiver le gazon un an avant la date programmée de pose, explique Sébastien Millet, responsable technique d’Express Gazon, la société qui cultive les pelouses du Stade de France depuis sept ans. Du semis à l’enroulage, l’ensemble du travail est entièrement mécanisé. »
Attaque de crampons et de gaz d’échappement La pose terminée, la phase d’entretien peut commencer. La pelouse passe alors au régime 100 % bio. Elle ingurgite des oligoéléments pour sa croissance et du fer pour densifier son teint. Une équipe de cinq jardiniers est mobilisée à son chevet à plein temps. Leur objectif : que la pelouse dure sous la poussée de piliers de plus de 100 kg chacun. « Au rugby, la difficulté, c’est la mêlée. Dans ces zones de suractivité, il y a toujours des dégradations importantes », détaille Sébastien Millet. Mais les agressions viennent aussi du trafic des autoroutes A1 et A86, toutes proches, qui génère des gaz toxiques, perturbant la pousse du gazon. Si la pollution provenant du sous-sol a pu être éliminée en posant la pelouse et son substrat sur une bâche (système dit « hors-sol »), « la pollution atmosphérique reste un problème avec lequel il faut composer », peste Olivier Pernet, responsable de l’arène du stade. Et en matière de pollution et de consommation d’énergie, les trois heures de tonte quotidiennes n’arrangent pas les choses. Après la compétition, la pelouse pansera ses plaies. Les rugbymen ne sont pas tendres avec elle. Peu de chance que le tapis vert passe l’hiver. Mais si le gazon n’est pas durable, il est au moins recyclable. Dans quelques mois, l’écrin vert reprendra l’apparence d’un vulgaire champ de bataille voué à la destruction. A nouveau embarqué à bord de camions, il retournera à la case départ, la gazonnière de Vitry-aux-Loges, où il sera transformé en terreau. Pour les collectionneurs, il est possible de se procurer un morceau du terrain mythique : 19 euros la pièce de six centimètres. Des amateurs ? — Août 2006, près d’Orléans (Loiret). La gazonnière de Vitry-aux-Loges est en effervescence. Aujourd’hui débute l’ensemencement. Supporters superstitieux, ne cherchez pas de trèfles à quatre feuilles. Pour les terrains de sport, on cultive exclusivement du ray-grass anglais et du pâturin annuel (végétation de prairie). Leurs atouts ? Résistance au piétinement et régénération rapide. « Il faut commencer à cultiver le gazon un an avant la date programmée de pose, explique Sébastien Millet, responsable technique d’Express Gazon, la société qui cultive les pelouses du Stade de France depuis sept ans. Du semis à l’enroulage, l’ensemble du travail est entièrement mécanisé. »
Attaque de crampons et de gaz d’échappement La pose terminée, la phase d’entretien peut commencer. La pelouse passe alors au régime 100 % bio. Elle ingurgite des oligoéléments pour sa croissance et du fer pour densifier son teint. Une équipe de cinq jardiniers est mobilisée à son chevet à plein temps. Leur objectif : que la pelouse dure sous la poussée de piliers de plus de 100 kg chacun. « Au rugby, la difficulté, c’est la mêlée. Dans ces zones de suractivité, il y a toujours des dégradations importantes », détaille Sébastien Millet. Mais les agressions viennent aussi du trafic des autoroutes A1 et A86, toutes proches, qui génère des gaz toxiques, perturbant la pousse du gazon. Si la pollution provenant du sous-sol a pu être éliminée en posant la pelouse et son substrat sur une bâche (système dit « hors-sol »), « la pollution atmosphérique reste un problème avec lequel il faut composer », peste Olivier Pernet, responsable de l’arène du stade. Et en matière de pollution et de consommation d’énergie, les trois heures de tonte quotidiennes n’arrangent pas les choses. Après la compétition, la pelouse pansera ses plaies. Les rugbymen ne sont pas tendres avec elle. Peu de chance que le tapis vert passe l’hiver. Mais si le gazon n’est pas durable, il est au moins recyclable. Dans quelques mois, l’écrin vert reprendra l’apparence d’un vulgaire champ de bataille voué à la destruction. A nouveau embarqué à bord de camions, il retournera à la case départ, la gazonnière de Vitry-aux-Loges, où il sera transformé en terreau. Pour les collectionneurs, il est possible de se procurer un morceau du terrain mythique : 19 euros la pièce de six centimètres. Des amateurs ? — D’autres objets "qui tuent" :
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