Une gerbera pour lutter contre les
nuisances des produits d’entretien,
un azalée pour contrer les effets de
l’ammoniaque, des chrysanthèmes pour
neutraliser les pollutions provoquées
par les peintures et les solvants.
L’association Plant’airpur, créée en
2000 dans le Maine-et-Loire, bataille
pour faire connaître le pouvoir de
purification de l’air contenu dans les
plantes. « Tout est parti d’enquêtes de la
Nasa, l’agence spatiale américaine, qui
réfléchissait au moyen d’assainir l’air des
stations orbitales », raconte Geneviève
Chaudet, paysagiste d’intérieur et
fondatrice de l’association.
Cette dernière est aujourd’hui à la tête
du projet Phyt’air, mené avec le Centre
scientifique et technique du bâtiment
(CSTB), la faculté de pharmacie de Lille
et l’Ademe (Agence de l’environnement
et de la maîtrise de l’énergie). L’idée
est ambitieuse : recenser les propriétés
épuratrices des plantes afin de construire une panoplie de parades aux pollutions
de l’intérieur. Car les agressions ne
manquent pas : tabac, colles du parquet,
peintures, parfums d’ambiance.
Or
les plantes absorbent les polluants
via leurs feuilles et rejettent de la
vapeur d’eau qui humidifie la pièce
et participe à l’amélioration de l’air
ambiant. Pour mener à bien sa mission
de sensibilisation, Plant’airpur s’est
entourée de représentants de toute la
famille de l’horticulture. La demande
va désormais croissante autant chez les
particuliers que chez les professionnels,
notamment les architectes. « Le végétal
a un rôle à jouer à l’intérieur comme
à l’extérieur des habitations », conclut
Geneviève Chaudet.