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Globe-penseur
Le 28/05/2008,
par
Arnaud Gonzague
En lisant La Mondialisation démystifiée, on se dit qu’un cours de mondialisation ne serait pas inutile dès le lycée. Car, plus encore que nous, nos enfants devront penser mondial. C’est-à-dire complexe souvent, barbant parfois, mais toujours riche. Comme le livre de Benoît Chervalier, en somme. Il ne suffit pas de savoir situer Dakar sur une mappemonde ou de reconnaître la barbe de Lula pour comprendre ce phénomène multiforme. Il faut habiter vraiment dans un village composé de 6 milliards d’autochtones. Mais qui, en France, est capable de dire si les habitants de Bali pensent du bien ou du mal de la globalisation ? De répondre à la question : l’Afrique va-telle mieux ou moins bien depuis 2000 ? De comprendre pourquoi la grande pauvreté du tiers monde recule alors que les inégalités explosent ? De trancher si le monde s’américanise ou se sinise ? Personne, ou presque. Or nos enfants devront faire tomber les frontières mentales pour s’atteler à une tâche inédite dans l’Histoire : créer une vraie gouvernance mondiale. Mais chaque pays aura-t-il voix au chapitre ou faudra-t-il créer de grands ensembles qui parleront d’une seule voix ? Est-ce la démographie ou le PIB qui déterminera le poids électoral dans les votes mondiaux ? Autant de questions qui nous passent actuellement trois coudées au-dessus de la tête, et auxquelles un livre fourretout comme La Mondialisation démystifiée ne répond que très partiellement. Ah, nous aurons l’air fin quand nos enfants nous demanderont : « Dis papa, comment, techniquement, exporter les 35 heures à Kuala Lumpur ? »—
En lisant La Mondialisation démystifiée, on se dit qu’un cours de mondialisation ne serait pas inutile dès le lycée. Car, plus encore que nous, nos enfants devront penser mondial. C’est-à-dire complexe souvent, barbant parfois, mais toujours riche. Comme le livre de Benoît Chervalier, en somme. Il ne suffit pas de savoir situer Dakar sur une mappemonde ou de reconnaître la barbe de Lula pour comprendre ce phénomène multiforme. Il faut habiter vraiment dans un village composé de 6 milliards d’autochtones. Mais qui, en France, est capable de dire si les habitants de Bali pensent du bien ou du mal de la globalisation ? De répondre à la question : l’Afrique va-telle mieux ou moins bien depuis 2000 ? De comprendre pourquoi la grande pauvreté du tiers monde recule alors que les inégalités explosent ? De trancher si le monde s’américanise ou se sinise ? Personne, ou presque. Or nos enfants devront faire tomber les frontières mentales pour s’atteler à une tâche inédite dans l’Histoire : créer une vraie gouvernance mondiale. Mais chaque pays aura-t-il voix au chapitre ou faudra-t-il créer de grands ensembles qui parleront d’une seule voix ? Est-ce la démographie ou le PIB qui déterminera le poids électoral dans les votes mondiaux ? Autant de questions qui nous passent actuellement trois coudées au-dessus de la tête, et auxquelles un livre fourretout comme La Mondialisation démystifiée ne répond que très partiellement. Ah, nous aurons l’air fin quand nos enfants nous demanderont : « Dis papa, comment, techniquement, exporter les 35 heures à Kuala Lumpur ? »—
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