Jusqu’ici, avant de rédiger une ordonnance, un médecin scrutait la posologie et les contre-indications d’un médicament. Désormais, en Suède, celui-là peut aussi s’attarder sur le Net pour savoir si le traitement est dangereux pour l’environnement et opter, le cas échéant, pour une molécule moins nocive. Et ce grâce à une base de données nationale, à la pointe du progrès.
En fait, celle-ci s’inscrit au coeur d’un nouvel effort européen. En 2006, des études ont mis en évidence la présence de molécules pharmaceutiques - antidépresseurs, antibiotiques, oestrogènes - dans les voies d’eau (rivières, lacs) et le circuit d’eau potable. Leur présence s’explique simplement : ces molécules passent en fait dans les excrétions humaines qui transitent par les égouts avant d’être rejetées dans les rivières. Mais les risques de cette pollution sont encore inconnus. Aussi, l’Union européenne a-t-elle recommandé à ses membres de classer leurs médicamennts selon leur dangerosité pour l’environnement. Manquait un outil pour rassembler les données.




































