Le magazine du développement durable
Vendredi 8 août 2008

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Supplément - Le développement durable recrute - L’homme qui a senti le vent tourner - L’ampoule : espèce en voie d’extinction - L’Inde fait du tri dans ses assiettes - "Paradoxalement, c’est une chance pour l’agriculture de demain" - "Un marché à prendre" - Tourisme - Leçon 3 : le voyage en longueur - Le Grenelle puissance 27 - Un futur géant vert ? - Espèce en voie d’extinction - Le nouvel Eldorado du Test - Tourisme - Leçon 4 : le voyage au rythme slow - Singapour se jette à l’eau - Crise alimentaire : les raisons de la colère - Rencontre avec l’homo consumerus - Industrie cherche idée lumineuse - Du bio au distributeur - Tourisme de masse : stop ou encore ? - L’Espagne sous perfusion d’eau - Téléphone à jeter - Tourisme de masse : stop ou encore ? - "La voie d’une plus grande indépendance énergétique" - Tourisme - Leçon 5 : le voyage aux alentours - Basse consommation : l’heure critique - “La production stagnera vers 2020, ou avant” - Vers un choc pétrolier permanent ? - La banlieue en son jardin - Abidjan : Dans l’écume du "Probo Koala" - Des sacs à filer le coton - Le skate du Graal - Un vent de cacophonie - Le téléviseur à écran plat - Les huîtres tracent leur route - Au Chili, les Mapuches remuent ciel et terres - Avalanche de zéros au Zimbabwe - Du chocolat pour sauver la planète - Le panneau solaire - Le Maroc fortifie ses villes à touristes - Mal de cheveux - Médecine du travail cherche réanimateur




    Climat : 10 raisons d’espérer (plus une, avec Al Gore)
    Les hoquets du climat ne laissent plus personne indifférent. Au-delà de la prise de conscience, les premiers actes sont là. Transports, habitat, agriculture, individus, entreprises… « Terra Economica » a rassemblé 10 preuves d’un frémissement. Dix raisons d’y croire. Plus une raison symbolique : le Nobel décerné à Al Gore et au GIEC.
    Le 12/10/2007,

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    Ô Cassandre climatique, passe ton chemin ! Nous avons veillé ici à faire fi du catastrophisme, fût-il éclairé, pour deviser sur l’espoir qui nous relie à l’avenir. Le changement climatique a beau avancer inexorablement, une vague d’espoir s’est formée. Une vague verte, bio, renouvelable sur laquelle il faut surfer sans modération pour ne pas sombrer dans le défaitisme et l’inaction. Jamais dans le monde, l’environnement n’aura tenu une place si importante.

    Le Prix Nobel de la Paix décerné à l’Américain Al Gore, qui se la joue « green gourou » depuis quelques mois en atteste. Chez les "people", même l’acteur-producteur Leonardo di Caprio – qui roule en voiture hybride – a sorti, en août aux Etats-Unis, le documentaire The 11th Hour, consacré aux écosystèmes endommagés dans le monde (sortie prévue en France début 2008).

    Bref, en à peine un an, ce thème est devenu un enjeu majeur du siècle à venir. Non seulement on en parle, mais on agit. Bien sûr, les industriels, les multinationales et les banquiers ont parfaitement senti le vent tourner. Désormais, certains produits sont éco-conçus, biologiques, non polluants… Les agences de développement durable fleurissent. Pas une publicité n’oublie de faire référence – de loin ou de près, de façon légitime ou pas – à l’environnement.

    Plus l’environnement se détériore, plus il intéresse. A Heiligendamm (Allemagne), en juin, les membres du G8 ont promis d’observer avec attention les politiques lancées par l’Europe, le Canada et le Japon, qui visent à réduire les émissions globales d’ici à 2050. L’engagement est laborieux et l’objectif n’est pas contraignant.

    Mais le cap est donné. A l’échelle des nations riches, cela se traduit par le Facteur 4, c’est-à-dire la division par quatre des émissions de CO2 d’ici à 2050. Mais personne ne sait vraiment comment y parvenir. C’est que les émissions de CO2 continuent de progresser malgré tout. Elles ont atteint 28 milliards de tonnes par an dans le monde. Avec une progression des émissions de CO2 de 26 % depuis 1990 en Europe, le secteur des transports est directement mis en cause. Bruxelles a fixé un objectif de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne d’ici à 2020. C’est un pari ambitieux et excitant qui se présente à l’espèce humaine pour le siècle à venir. Voici, secteur par secteur, dix raisons de penser qu’un renversement de tendance est possible. Le petit ballet de la révolution verte est en place. Que le spectacle commence. —

    Ô Cassandre climatique, passe ton chemin ! Nous avons veillé ici à faire fi du catastrophisme, fût-il éclairé, pour deviser sur l’espoir qui nous relie à l’avenir. Le changement climatique a beau avancer inexorablement, une vague d’espoir s’est formée. Une vague verte, bio, renouvelable sur laquelle il faut surfer sans modération pour ne pas sombrer dans le défaitisme et l’inaction. Jamais dans le monde, l’environnement n’aura tenu une place si importante.

    Le Prix Nobel de la Paix décerné à l’Américain Al Gore, qui se la joue « green gourou » depuis quelques mois en atteste. Chez les "people", même l’acteur-producteur Leonardo di Caprio – qui roule en voiture hybride – a sorti, en août aux Etats-Unis, le documentaire The 11th Hour, consacré aux écosystèmes endommagés dans le monde (sortie prévue en France début 2008).

    Bref, en à peine un an, ce thème est devenu un enjeu majeur du siècle à venir. Non seulement on en parle, mais on agit. Bien sûr, les industriels, les multinationales et les banquiers ont parfaitement senti le vent tourner. Désormais, certains produits sont éco-conçus, biologiques, non polluants… Les agences de développement durable fleurissent. Pas une publicité n’oublie de faire référence – de loin ou de près, de façon légitime ou pas – à l’environnement.

    Plus l’environnement se détériore, plus il intéresse. A Heiligendamm (Allemagne), en juin, les membres du G8 ont promis d’observer avec attention les politiques lancées par l’Europe, le Canada et le Japon, qui visent à réduire les émissions globales d’ici à 2050. L’engagement est laborieux et l’objectif n’est pas contraignant.

    Mais le cap est donné. A l’échelle des nations riches, cela se traduit par le Facteur 4, c’est-à-dire la division par quatre des émissions de CO2 d’ici à 2050. Mais personne ne sait vraiment comment y parvenir. C’est que les émissions de CO2 continuent de progresser malgré tout. Elles ont atteint 28 milliards de tonnes par an dans le monde. Avec une progression des émissions de CO2 de 26 % depuis 1990 en Europe, le secteur des transports est directement mis en cause. Bruxelles a fixé un objectif de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne d’ici à 2020. C’est un pari ambitieux et excitant qui se présente à l’espèce humaine pour le siècle à venir. Voici, secteur par secteur, dix raisons de penser qu’un renversement de tendance est possible. Le petit ballet de la révolution verte est en place. Que le spectacle commence. —