Le magazine du développement durable
Lundi 6 octobre 2008

oublié ?
Du CO2 dans les relations franco-allemandes - Les deux fous de la poubelle - L’année des anti-méduses - Poubelles finlandaises et bonnes manières - 9. Energie : l’éolien manque de souffle - La France aux bois dormants - Bataille pour un nombre d’or - 2008 : le 1er "choc écologique" - France : la récup version réinsertion - La Russie, pieuvre énergétique - 7. Biodiversité : sols en danger - 11. Pauvreté, bilan médiocre - L’Europe de plus en plus radioactive - Nouveau : le pétrolier-robinet - La ruée vers les déchets - 8. Bâtiment : sus aux poubelles énergétiques - Mon vélo est en carton - Des ingénieurs fous de graisse - Le litre de lait - L’Australie a le sang chaud - Grenelle : ça démarre quand ? - 10. Air : la France en manque d’oxygène - Recherche France verte désespérément - 6. Industrie : réveil tardif sur REACH - « Nos dirigeants ne perçoivent pas l’immensité du danger » - 3. Fiscalité verte : bonus malus minus... - Barack ou John, qui a la main la plus verte ? - Une réinsertion toute naturelle - Le parapluie - Ello Mobile, le coeur sur le combiné - Chine : la fin d’une vedette américaine ? - Au pays des mégalopoles - Le burger qui nettoie les estomacs - Ballon d’oxygène - Le skate du Graal - 5. Eau : moins de poissons, plus de PCB - Le petit ruisseau des grandes rivières - Une deuxième vie dans le bidonville de Dharavi - Les légumes à l’assaut de la Maison Blanche - Le pape espère un cadeau du ciel




    Briquet ou allumette ?
    A gauche, l’allumette effilée. A droite, le briquet plastifié. Dans ce duel fratricide, quel objet faut-il privilégier pour ne pas allumer l’environnement ?
    Le 21/06/2007, par Cire , Johann Fleuri , Quentin Hardy

    • 3 colonnes
    • moins
    • plus

    Le briquet part avec un handicap de taille. Sa structure complexe pose un sérieux problème de déchets. Il n’a pas en effet pour but d’être démonté. Résultat : il ne se recycle pas. Au mieux, il est incinéré. Au pire, il est jeté dans la nature et patiente un siècle avant de se désagréger, contre seulement six mois pour l’allumette. Le briquet constitue un savant mélange de pièces de différents matériaux. Tandis que le fond et le corps, réservoir du combustible liquide, se composent de plastique, la partie haute est composée d’acier.

    L’allumette, quant à elle, est une tige de pin, de tremble ou de peuplier blanc traitée au phosphate d’ammonium. L’extrémité inflammable est couverte de paraffine puis d’une pâte faite de chlorate de potassium et de phosphore rouge (combustible). Ce dernier, tout comme le souffre, est de moins en moins présent dans la composition, en raison de sa nocivité. Les premières allumettes, composées de phosphore blanc, provoquaient de graves maladies aux ouvriers qui en respiraient les volutes.

    Au final, le briquet – 7 milliards d’unités sortent des usines chaque année, principalement en Asie – s’avère 30 fois plus polluant qu’une boîte d’allumettes. Selon une étude de la société Bic, cette nocivité s’exprime essentiellement lors de la phase de production : 95 % de l’empreinte environnementale. L’allumage d’une allumette est en revanche 2,5 fois plus polluant que l’utilisation du briquet du fait de l’embout et du frottoir des boîtes qui contiennent des substances chimiques nuisibles.

    Le briquet part avec un handicap de taille. Sa structure complexe pose un sérieux problème de déchets. Il n’a pas en effet pour but d’être démonté. Résultat : il ne se recycle pas. Au mieux, il est incinéré. Au pire, il est jeté dans la nature et patiente un siècle avant de se désagréger, contre seulement six mois pour l’allumette. Le briquet constitue un savant mélange de pièces de différents matériaux. Tandis que le fond et le corps, réservoir du combustible liquide, se composent de plastique, la partie haute est composée d’acier.

    L’allumette, quant à elle, est une tige de pin, de tremble ou de peuplier blanc traitée au phosphate d’ammonium. L’extrémité inflammable est couverte de paraffine puis d’une pâte faite de chlorate de potassium et de phosphore rouge (combustible). Ce dernier, tout comme le souffre, est de moins en moins présent dans la composition, en raison de sa nocivité. Les premières allumettes, composées de phosphore blanc, provoquaient de graves maladies aux ouvriers qui en respiraient les volutes.

    Au final, le briquet – 7 milliards d’unités sortent des usines chaque année, principalement en Asie – s’avère 30 fois plus polluant qu’une boîte d’allumettes. Selon une étude de la société Bic, cette nocivité s’exprime essentiellement lors de la phase de production : 95 % de l’empreinte environnementale. L’allumage d’une allumette est en revanche 2,5 fois plus polluant que l’utilisation du briquet du fait de l’embout et du frottoir des boîtes qui contiennent des substances chimiques nuisibles.

    Opter pour le briquet solaire

    La fabrication d’un briquet

    5 Messages de forum

    • Briquet ou allumette ?

      21 juin 2007 09:55
      Le briquet solaire n’est-il pas prévu pour allumer les cigarettes ? Qui comme chacun(e) sait est un condensé de produits hautement toxiques ! Alors, plutôt les allumettes que le silex ?...

      Répondre à ce message

    • Briquet ou allumette ?

      22 juin 2007 14:12
      Un briquet solaire composé d’aluminum et de polyuréthane sera-t-il biodégradable ?

      Répondre à ce message

      • Briquet ou allumette ? 29 juin 2007 10:03, par AmaCha

        biodégradable ? espérons que non, étant donné qu’il n’y a pas de pièce d’usure, donc l’utilisation se fait "à vie", une fois l’objet produit, il n’y a pas de "pollution" tant qu’il n’est pas jeté ... le mieux étant qu’il ne soit jamais jeté ! (on peut toujours rêver dans notre société de consommation)

        Et si l’on arrête de fumer ? Le mieux serait de le donner à un autre fumeur... Son prix ? 4€ environ (tapez "briquet solaire" sur votre moteur de recherche habituel).

        Répondre à ce message

        • Briquet ou allumette ? 29 juin 2007 10:19, par AmaCha
          Le mieux étant de ne pas commencer à fumer ;-)

          Voir en ligne : L’objet "qui tue" La cigarette

          Répondre à ce message

          • Briquet ou allumette ? 5 juillet 2007 10:59, par magnon

            Le silex est 100 % écologique.

            Mais il y a des risques de blessures humaines lors de l’impact si l’opérateur ne porte pas de gants (à prévoir recyclables de préférence).

            Frotter 2 bouts de bois est a priori écologique, mais cela prend du temps de travail humain, et il faut prévoir le reboisement équivalent.

            A mon avis, l’avenir est au briquet nucléaire, allumage au plutonium, comme ça on saura quoi faire de ces atomes étonnant sortant de nos fissions actuelles...

            Non, je plaisante, toute activité humaine est polluante, notamment le feu. Mais je ne me vois pas manger des viandes crues. J’ai essayé le végétarisme mais c’est fatiguant.

            Tant que l’humain mangera de la viande, il devra faire du feu, donc utiliser des méthodes polluantes et consommatrices pour le produire et l’entretenir. C’est bien en tout cas qu’on ait eu cette étude comparative pour PREFERER le moindre mal, le moins polluant parmi deux objets (allumettes plutôt que briquet, dans tous les cas où cela est possible).

            Répondre à ce message