Le magazine du développement durable
Jeudi 20 novembre 2008

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    Bagdad, année zéro
    Le 30 janvier, les Irakiens se rendent aux urnes, pour la première élection libre de l’après Saddam Hussein, dans un pays ensanglanté par la violence. La journaliste Naomi Klein - auteur du best-seller mondial No Logo - a enquêté à Bagdad. Selon elle, la violence trouve notamment sa source dans la confiscation de l’économie irakienne, menée par l’administration américaine. Pour la première fois en France, Terra economica publie son reportage.
    Le 13/01/2005, par Naomi Klein , ponofob (illustration)
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    2 Messages de forum

    • > Bagdad, année zéro

      4 février 2005 16:08, par Stéphane Dumont
      Où l’on voit (merci Naomi Klein) toute la logique malsaine de l’équipe de la Maison Blanche. Mettons-nous à la place des Irakiens qui n’ont même pas eu l’occasion de savourer leur liberté. Alors oui, le processus démocratique est en cours. Mais si demain les Etats-Unis débarquaient en France sous prétexte que notre politique ne leur plaît pas, accepterions-nous sans nous rebeller de prendre des obus sur la tête ? N’aurions-nous pas la tentation de rejoindre une forme de résistance, même extrême ? Naomi Klein l’explique bien en tout cas pour l’rak : à pousser un peuple innocent (ce qui n’était pas le cas de son dictateur sanguniare Saddam) au-delà de l’humainement acceptable on finit par lui faire envisager les solutions les plus désespérées, puisqu’il n’y a de toute façon plus d’espoir. Quel gâchis.

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    • > Bagdad, année zéro

      7 février 2005 20:54, par Angelita Moresco.

      DU COCHON ET DU VIN POUR RECONSTRUIRE L’IRAK ET ÉVITER LA GUERRE EN IRAN

      Bonjour,

      Mon ami est abonné à votre magazine, j’ai lu le reportage de Naomi Klein et bravo ! En fait, je trouve que ces Américains sont grossiers, que leurs méthodes sont scandaleuses, et je trouve ça dingue que les gens ne comprennent pas que par la force on ne peut pas y arriver. Ca me donne le sentiment horrible que l’histoire se répète et que les gens oublient, dès lors qu’ils n’ont pas vécu les choses eux-même et qu’ils n’ont pas subi les conséquences directes de la violence. Pourtant des gars comme Rumsfeld et compagnie sont assez vieux pour se souvenir du Vietnâm, ou de la guerre d’Afghanistan ( ?). Voici ma thèse. Ces gens là ont tiré les leçons "business" de la deuxième guerre mondiale. Au nom de Dieu (comme Bin Laden), on part de rien (donc on rase tout si ce n’est déjà fait), et après on investit. Personnellement, pour lutter, j’ai décidé de boycotter les superproductions américaines (pas les labels indépendants bien sûr) et je refuse de plus en plus de recevoir des prospectus. Je me ferme à la publicité et à la société de consommation et je m’ouvre aux gens. La croissance c’est la guerre ! Je ne suis pas une "décroissante" bien sûr, mais disons qu’il y a une idée intéressante dans la décroissance, c’est l’idée de ramener le monde à l’échelle des autres et non plus à la sienne propre, d’échelle. C’est l’idée qu’il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre, qu’il faut réfléchir avant de manger, ne pas consommer plus que raisonnable, prévoir les énergies propres, sans quoi on prend du bide et on pollue les poumons de nos petits enfants, et ça se termine avec des problèmes de santé pour les uns et les autres. Or, les problèmes de santé coûtent des sous à la Sécu, ce qui ajoute encore au problème. Alors, faut-il sortir Dieu de la constitution, arrêter de consommer comme des porcs ou, au contraire, se mettre à en consommer un peu ? En effet, contrairement à l’époque de rédaction des textes sacrés du Coran et du Talmud - et je ne dis pas ça parce que suis bretonne - la viande de porc est aujourd’hui sanitairement contrôlée et donc interdite chez les pratiquants pour des motifs rigoureusement obsolètes, et pourrait d’après moi constituer un terrain de réconciliation évident entre Orient et Occident, à condition d’être toujours bien grillée, et aussi que Dieu reste en dehors du business, et de la politique, ce qui permettrait à Bin Laden d’en profiter pour goûter un peu de bon vin, et à Bush de s’y remettre officiellement, parce que là aussi les choses ont changé, et toute l’histoire consiste à ne pas en "abuser". Moyennant quoi le business reprendrait son cours ami/ami, ça éviterait san sdoute la guerre annoncée en Iran et ça relancerait en plus l’industrie du cochon (à condition de bien le griller) et du pinard (à condition de ne pas en abuser).

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