Réunis le 21 octobre,les ministres de l’Environnement de l’Union européenne se sont fixés comme objectif de réduire de 80% à 95% d’ici 2050 (et par rapport à 1990), les émissions de gaz à effet de serre de l’UE.
Deux conditions à cela, et pas des moindres : que l’ensemble des pays développés prennent des mesures pour réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020, et 80 à 95% d’ici 2050, et que les pays en voie de développement s’engagent à baisser de 15 à 30% leurs émissions d’ici 2020.
En optant pour ces objectifs ambitieux, les ministres ont rallié en partie la proposition de la commission environnement du Parlement européen votée 19 octobre. Cette position demande la révision des objectifs tous les 5 ans pour s’assurer de la limitation de la hausse de la température moyenne mondiale à +2°C d’ici 2020.
Elle exige aussi que la contribution collective de l’UE aux efforts des pays en développement ne soit pas inférieure à 30 milliards d’euros par an d’ici 2020, et que les objectifs de réduction des émissions soient soumis à un mécanisme d’alerte rapide et à des sanctions.
A lire aussi dans Terra eco :
Le Parlement européen aime la contre-voix
Comment la chimie a endormi l’Europe
notre dossier (mai 2009) sur le changement climatique





































