1,2 milliard d’individus sont en état de sous-nutrition dans le monde, rappelle le Comité catholique pour le développement & Terre Solidaire. Au premier jour de la semaine mondiale de l’alimentation, l’ONG a décidé de frapper fort en signant une étude avec l’Institut pour la politique agricole et commerciale (IATP) et la CIDSE, une alliance formée de seize agences de développement.
Au cœur du rapport, deux grandes entités sont particulièrement visées : les États-Unis et l’UE. Celles-là doivent jouer "un rôle prépondérant dans la promotion d’un nouveau système alimentaire mondial, juste et durable." Pour cela, elles doivent créer un "partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire", soutenir l’agriculture vivrière des pays du Sud ainsi que leur accès aux terres fertiles et à l’eau, conclut le rapport.
Mais tout ne se jouera pas dans les champs des régions agricoles. Les deux puissances occidentales ont pour mission aussi de faire le ménage dans les salles de marchés. Elles devront ainsi éviter les cours en yoyo en favorisant la création de stocks et en limitant la spéculation sur les matières premières. Ou supprimer les subventions à l’exportation qui donnent trop de pouvoir aux multinationales.
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